Puisse Tannée nouvelle vous apporter tous les bonheurs
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112 ROME ET l'empire.
et les mêmes mots accompagnaient, sur les pièces de monnaie, la tête de Janus couronné de laurier.
Ces cadeaux, ces souhaits étaient si bien une habitude nationale, qu'à tous les rangs de la société, ils étaient en usage, et que, malgré Tennui et les frais qui étaient inévitables, les empereurs ne purent se dispenser de les recevoir et d'y répondre. Suspendu à plusieurs reprises, cet usage ne tardait pas à reparaître; le public y tenait; l'empereur s'y soumettait pour être bon prince. Patron-né de tous les citoyens, père de la patrie, il ne faisait que remplir son devoir en accueillant ce qui était, de la part de ses sujets de la capitale, un témoignage d'affection; et il leur rendait leurs cadeaux, naturellement en les portant au triple ou au quadruple, multiplication prévue qui n'était pas pour diminuer Taffluençe des visiteurs. Si plus d'un cadeau de janvier, même entre particuliers, n'était au fond qu'un appât, offrir à l'empereur était, au su de tous, jeter l'hameçon à coup sûr.
L'empereur était-il absent de Rome? La cérémonie avait lieu quand même K S'il était à Rome, il lui fallait payer de sa personne, rester au Capitole, pendant des heures, des jours, même tout le mois; voir défiler les longues files d'inconnus, les remercier, les récompenser de sa main *. On comprend, qu'après s'être tout d'abord soumis à cette corvée, Tibère ait eu soin de s'y soustraire, dès