‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 88 sur 246 · Sénèque, Ep. xviii · texte numérisé non relu

Sénèque, Ep. xviii

ÉTRENNES ET PETITS CADEAUX SOUS L'EMPIRE. liS

laquelle l'esclave devenu libre jouait, mangeait à sa guise, était servi; ni des réjouissances publiques (combats de gladiateurs, production d'acrobates et de mimes, distribution de vivres) par lesquelles on célébrait ces fêtes « du plus beau des jours » *, quand retentit le joyeux cri : io Saturmaliaf Nous n'avons à parler ici que des cadeaux que l'on échangeait à cette occasion.

Alors, comme en janvier, ils étaient de nature et de valeur trèsdifl'érentes. Ici encore c'est le pauvre qui prenait l'avance et donnait peu et très peu pour recevoir, s'il le pouvait, beaucoup. Les objets caractéristiques étaient des flambeaux de cire {cerei), ou plus souvent des figures façonnées au moule et coloriées [sigilla^ sigillana). Il s'en faisait alors une telle consommation qu'on tenait une foire tout exprès pour ce commerce, et que les ouvriers qui les fabriquaient ont donné leur nom à une rue de Rome : la rue des Sigillaires. Ces statuettes représentaient une divinité (Minerve, Hercule, Apollon Sauroctone ', une Victoire); un personnage célèbre de la fable (Danaé, Hyacinthe) ; ou un type de fantaisie (un hermaphrodite, un bossu, etc.). Ces slgilla étaient-ils d'argile? La valeur en était en ce cas médiocre, à moins que le travail n'en fût excellent; ils avaient du prix, souvent un prix considérable s'ils étaient, de marbre, de bronze de

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