‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 93 sur 246 · Cronofiolon · texte numérisé non relu

Cronofiolon

3. Ep. VI, 31, 14 : summo die abeuntihus nobis (tam diligens in Gœsare humanitas) Xenia sunt missa (le dernier jour, au moment de notre départ, tant est attentive la bonté de César, on nous remit des cadeaux d'hospitalité).

120 ROME ET l'empire.

quitte la villa, des Xenia, Il ne nous dit pas ce que Trajan a donné ; mais nous connaissons les Xenia qu'énumère Martial au livre XIII ; ils consistaient presque uniquement en fruits, vins, victuailles de toute sorte, telles que les comprenant la cuisine des anciens : ventres de truies, poissons, et, dans le nombre, murènes et dorades; gibier, dont des loirs et des paons; fruits, vins, et, comme complément, des parfums et des couronnes de roses.

Supposons des cadeaux donnés à la suite d'un festin : nous aurons là, dans Tacception simple du mot, des Apophoreta, Ces présents étaient parfois considérables. Un jour Caligula, partisan passionné et violent des verts, glissa à l'un de leurs cochers vainqueurs, Eutychus, à la suite d'un repas de fête, deux millions de sesterces en guise (ï Apophoreta ^ ; et nous savons par Plutarque 'que Cléopâtre, même après Actium, « célébrait le jour de la naissance d'Antoine, de telle sorte qu'elle outrepassait toutes les bornes de somptuosité et de magnificence, en manière que plusieurs convives du festin, lesquels y étaient venus pauvres, s'en retournaient tous riches ».

Après les Xenia (XIII), Martial énumèredans un autre livre (XIV) les Apophoreta habituels en son temps. Il emploie le mot dans son sens restreint. Ces

4. Environ 400 000 francs; le fait est rapporté par Suétone, 55.

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