Proprement Tos coupé ou mis à part
2. Voir l'article récent de M. Perrot, la Religion de la mort (en Grèce), Revue des Deux Mondes, !•' nov. 1895.
128 ROME ET l'empire.
les usages des funérailles, dans Taspect général des tombeaux et des monuments funèbres de l'empire, le reflet des croyances et certains traits du caractère des Romains.
les funérailles a kome
USAGES traditionnels
Chez tous les peuples méridionaux, la douleur est bruyante, et aux cérémonies funèbres, comme à toutes les démonstrations en public, se mêle, malgré la sincérité de la douleur, je ne sais quoi de théâtral. Il s'y joignait à Rome quelque chose de plus, et, dès la fin de la république, les funérailles romaines produisaient grand effet sur les étrangers; nous en avons la preuve par la vive impression qu'elles avaient faite sur l'auteur que nous allons suivre, un méridional cependant, Grec instruit et impartial, sur Polybe qui a tenu à les décrire dans le détail *.
Laissons de côté ce qui est de détail : les deux formes habituelles de sépulture, soit qu'on enterrât, soit qu'on brûlât les corps (humare, urere et cremare); la distinction des époques où ces deux usages ont subsisté simultanément, tandis qu'en d'autres temps Tun d'eux dominait et a presque