SANTA M A K I A DELLA PAGE
TERTIA (Dieu le réveilla au bout de deux jours, le troisième). Au second plan, un ange, le bras droit levé vers le ciel.
D'après certains critiques, le prophète assis serait Habacuc; cette opinion est certainement erronée, car le texte de l'inscription, empruntée à l'épitre de saint Paul aux Corinthiens, se rapporte à un passage du prophète Osée.
Il existe deux études pour ces fresques : l'une, avec le prophète Daniel et deux anges, aux Uffizi de Florence; l'autre, avec Jonas, Osée et un ange, ayant appartenu aux coll. C. Jennings et R.-P. Knight.— Parmi les gravures, nous citerons : celle de C. Castellus Gallus fecit Rorrue, 1660; G. Chasteau excudit, rue Saint-Jacques; de Coypel, Landon, etc. — « La peinture de ces quatre prophètes est bien plus faible que celle des Sibylles qui sont immédiatement au-dessous; car, s'il n'y a aucun doute que la composition et même l'exécution des cartons originaux appartient à Raphaël lui-même, le faire, de la fresque est cependant si faible, l'effet général si discordant, les couleurs sont si tourmentées, que l'on se rappelle aussitôt que, suivant le dire de Vasari, Timoteo Viti aida son illustre compatriote dans l'exécution des fresques de Santa Maria délia Pace » (Pass., ii, 139 et Vas., iv.493).— « Nous ne savons à quel degré Raphaël avait préparé le travail ; en tout cas, ces figures de Prophètes appartiennent à Timoteo; et, n'était le voisinage des Sibylles, elles paraîtraient des ligures de premier ordre » (Blrck , 603). — Toute cette décoration avait déjà beaucoup souffert peu de temps après la mort de Raphaël. Elle fut restaurée une première fois de 1656 à 1661 sous la direction de Fontana, et au commencement du xixe siècle par Palmaroli.
Deuxième chapelle, dite de Cesi, en haut :
Rosso (Giovanni-Battista) , dit Maître Roux. — Florentin. 1596(?);|1641.
Naissance cVÈve — Adam et Ère.
La décoration de cette chapelle fut confiée à II Rosso au nom de Cesi, par Antonio da San Gallo, le 26 avril 1624. « Jamais II Rosso ne peignit aussi mal. Je ne puis comprendre d'où cela provient; si ce n'est que chez ce peintre, aussi bien que chez les autres, (et ceci est une chose curieuse et cachée de la nature), celui qui change de pays ou de lieu semble changer de talent, de mœurs et d'habitude, si bien qu'il ne se ressemble plus à lui-même, mais à un autre tout étourdi et étonné » (Vas., iv, mij.
Bas côté de gauche.
Première chapelle, dite de la famille Ponzetti ; à l'autel :
Peruzzi (Baldassare).
* La Vierge, deux saintes et un donateur.
Au milieu, sur un trône élevé, est assise la Vierge tenânt, debout sur ses genoux, l'Enfant Jésus nu, tourné à gauche vers le donateur, le cardinal Fernando Ponzetti, qu'il bénit. Celui-ci, agenouillé, en surplis violet, un bonnet à la main, regarde avec émotion le Sauveur. Au second
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plan, s'incline sainte Brigitte, en robe noire et voile blanc, la main droite sur l'épaule du cardinal, la main gauche sur la poitrine, les yeux levés au ciel. A droite, sainte Catherine, en robe blanche, manteau violet retenu sur les épaules par deux agrafes, de trois quarts tournée vers la gauche. Son bras droit est posé sur le bras du trône; de sa main gauche, elle tient un livre; à ses pieds, un fragment de roue. Fond architectural.
Fig. gr. nat. — Fresque, gravée dans l'Ape Ilaliana délie Belle Arti, peinte en 151ti. — « Elle soutient assez la comparaison avec les Sibylles de Raphaël pour qu'au premier regard, dans la beauté et la clarté des caractères, d;ms la liberté de l'exécution, se révèle un artiste de l'âge d'or » (Burck., 707). — « La ligure du donateur est celle qui doit nous toucher davantage; accentuée, vivante, traitée au point de vue du portrait, elle est pleine de caractère et prouve que Peruzzi n'avait pas complètement renié ses origines toscanes, bien qu'il lût devenu très romain dans la fréquentation des peintres qui avaient travaillé avec lui à la Farnésine.... Sainte Brigitte, aussi, si tendre et si maternelle dans la protection dont elle entoure le donateur, est inliniment touchante » (Ch. Blanc). Voir Gruyer, Vierges de Raphaël, 1, 544.
Sur la demi-coupole de la voûte :
Peruzzi (Baldassare).
* Fresques sur trois rangées :
En haut :
La Création de la Femme, le Sacrifice d'haac et Moïse sur le mont Sinaï.
Au milieu :
V Adoration des rois Mages entre la Naissance du Christ et la Fuite en Egypte,
a L'aspect général de l'Adoration des Mages rappelle tellement Gaudenzio Ferrari, qu'on peut supposer que cet artiste était, en ce moment, à Rome, avec Peruzzi » (Cr. et Cav., It., m, 394). »
En bas :
Le Déluge, entre David vainqueur de Goliath et Judith tuant Holopherne.
€ Dans le Déluge, toute trace de l'école ombrienne a disparu ; dans l'union vigou-