SANTA MARIA DELLA PAGE
reuse de l'action principale et des épisodes se trouvent les réminiscences de l'école florentine, et principalement de Michel-Ange dont le peintre s'est ici plus particulièrement inspiré » (Id.).
Sur l'autre paroi de la chapelle se distinguent à peine trois fresques presque effacées, du même auteur :
La Délivrance de saint Pierre, David jouant du luth, le Christ apparaissant à saint Paul.
La décoration de cette chapelle est décrite par Vasari (iv, C9i). « Pour être peinte à fresque, dit-il, cette œuvre est très bien travaillée. » — « Ces fresques portent une marque d'une grandeur incontestable; la beauté de l'agencement, l'ornementation des parois ne sont pas surpassées par Raphaël à Santa Maria del Popolo. A cette époque, Peruzzi fait tous ses efforts pour rivaliser avec ce maître et avec Michel-Ange, par la dignité du caractère, de l'expression, de la vie, par la largeur de sa peinture, par la noble simplicité de ses draperies » (Cr. et Cav., Id.). Voir Hermanin (Arch. Stor., 189.Ï, p. 332).
Coupole centrale :
Albani (Francesco). — Bolonais. 1578; |1660. — L'Albane. Fresques.
« L'Albane peignit, à fresque, pour les Rivaldi, toute la voûte et, fidèle à ses goûts, il y enleva une Assomption de la Vierge, sans doute pour avoir l'occasion d'y faire jouer, dans les régions de l'air, autour de la Madone radieuse, ces doux anges, ces chérubins qu'il créait d'une main si facile, toujours gracieux, souriants et impondérables. Ensuite, au-dessus de l'autel, tout resplendissant d'une gloire, au sein de laquelle était représenté le trône de Dieu, il figura, sur un fond d'azur, la Paix et la Justice, non plus comme de froides allégories, reconnaissables à leurs attributs consacrés, mais sous la forme de deux belles déesses, se tenant embrassées et se donnant le baiser de paix » (Cu. Blanc).
Deuxième chapelle à droite du maître autel : Peruzzi (Baldassare).
Présentation de la Vierge au Temple.
A droite : au second plan, en haut d'un escalier, sous un portique soutenu par des colonnes, le grand prêtre, entouré d'une nombreuse assistance, tend les bras vers la Vierge qui s'agenouille devant lui; au premier plan, une femme, un enfant dans ses bras, croise un homme vu de dos, qui gravit les degrés; au milieu, un cavalier, le poing sur la hanche, à côté de son cheval, un vieillard, assis à terre, plongé dans la lecture et sainte Anne, les yeux tournés vers la Vierge. A gauche, un groupe de trois femmes et un homme faisant l'aumône à un mendiant.
ROME
La place est bordée par des édifices : un temple à colonnes ioniques dont le fronton est surmonté des statues de Moïse, de David et de Judith, un obélisque et un monument à trois étages hexagonaux terminé par une coupole.
« Ici, l'influence de Sodojna apparaît clairement, dans l'harmonie des couleurs, dans le style des visages, les plis serpentins des draperies, si caractéristiques de ce maître » (Morelli, i, 135). — « Malheureusement, l'action ne brille que par sa nullité ; l'action principale disparait derrière toutes sortes de motifs parasites plutôt cherchés que trouvés » (Muntz, La Renaissance, ni, 53s.) — « Mais, en l'absence d'aucun charme extérieur, on peut cependant admirer, ici, les règles d'une véritable composition, l'introduction de l'antique dans l'architecture, les lois de la perspective bien observées, les draperie à la fois grandes, sculpturales et gracieuses » (Cr. et Cw., It., m, 397).
Deuxième chapelle, à droite.
Sicciolante (Girolarao) da Sermoneta.
La Nativité.