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SANTA FRANCESCA ROMANA

(Sainte-Françoise-Romaine, autrefois Sainte-Marie-la-Neuve. )

A coté de la basilique de Constantin. Érigée au vmc siècle sur une partie de l'emplacement d'un temple de Vénus à Rome. Restaurée, en 1216 sous Honorius III, modernisée, en 1615 sous Paul V, par Carlo Lombardi, auteur de la façade.

Voûte de l'abside :

Mosaïques du xe ou xne siècle.

Sous une galerie composée de cinq arcades soutenues par des colonnettes accouplées sur fond d'or, dans l'arcade centrale, la Vierge, assise sur un trône somptueux, tient l'Enfant Jésus debout sur ses genoux. A ses côtés, sous les autres arcades, les apôtres saint Pierre et saint Paul, saint Jacques et saint Jean. Au-dessus, dans un pavillon multicolore déployé en forme d'éventail, la main de l'Éternel, tenant une couronne ; à la partie supérieure, dans une coquille, une croix.

Œuvre du ixe siècle, suivant Vitet, du temps du papcNicolasler, vers 865 environ. — « Il n'y reste qu'une seule mosaïque couvrant la voûte de l'abside, et très barbare, cela va sans dire. La figure principale, la figure delà Vierge, est même une des plus hideuses qui se puisse imaginer, ce qui n'empêche pas qu'il y ait dans cette œuvre un singulier mélange de bon et de mauvais, un cachet tout particulier, des nouveautés étranges, des lueurs d'espérance, des promesses d'avenir. La composition, par exemple, est d'un genre inconnu jusque-là, du moins en Occident (les figures sous des arcs). C'est un motif en grand usage au xi' et au xii° siècle, mais qui devient extraordinaire par cette apparition prématurée » (Vitet, Études sur l'histoire de l'art, i, 266-297). — Crowe et Cavalcaselle y voient un travail presque complètement refait au commencement du xie siècle. « Parmi les mosaïques, celles du commencement du xn* siècle déploient plus de luxe dans le décor que de qualités dans la composition et le coloris. L'abside de Santa Fran'cesca Romananous en offre un exemple.... La profusion de l'or dans les vêtements et les ornements, tous les accessoires splendides dont elle s'enveloppe, semblent faits tout exprés pour détourner les yeux de la laideur des types et des formes de ces figures sans vie et sans mouvement » (Cr. et Cav., St. délia PU. lt., i, 125). — « On a cru d'abord que cette abside était du ixc siècle, mais de récents travaux (Voir de Rossi) ont prouvé le contraire. Nous le regrettons, car le visage de la Vierge est d'une laideur que la richesse du costume fait ressortir davantage » (Gerspacii. La Mosaïque, 109).

SANTA FRAKCESCA ROMAN A.

Première chapelle à gauehe :

Ibi (Sinibaldo). — Ombrien. Vers 1485; f après 1532. La Vierge el quatre saints.

La Vierge, assise, tient debout sur ses genoux, l'Enfant Jésus lisant dans un livre rouge. A gauche, saint Jean-Baptiste et saint Jean l'Évangéliste, à droite, saint Benoît et un autre saint, en costume seigneurial, portant l'épée.

Signé sur le soubassement du trône : SINIBALDVS IBI PERVSINVS MDXXni.

Cette peinture, exécutée à l'huile sur bois, primitivement dans l'église San Secondo, dans une des îles du lac Trasimène, fut portée, dans la suite, avant de venir à Rome, en 1813, dans l'église de San Antonio Abbate, à Pérouse. — « Très retouchée, d'un dessin défectueux et sans relief» (Cr. et Cav., m, 545).

Transept de gauche :

Pozzo (le Père Andréa). — Trente. 1642; f 1709. Les pestiférés de Sienne.

École vénitienne du xvie siècle.

Un pape (Paul IIP.) recevant un gentilhomme.

Le pape, en camail et barette rouges, avec surplis blanc, assis â droite, accueille un jeune seigneur qui s'avance à gauche, tenant, dans la main droite, un papier roulé, l'autre main sur son cœur. A droite, fond d'architecture.

Sacristie :

Ibi (Sinibaldo) (?).

Vierge et Saints.

La Vierge est assise sur un trône très riche, en marbres de diverses couleurs, entre saint Benoît et sainte Françoise.

Fig. en pied, gr. nat. — Œuvre d'un maître ombrien moins franc et plus toscan isé que Sinibaldo.

ROME

Deuxième chapelle à droite :

Subleyras (Pierre).

Saint Benoît ressuscitant un jeune homme.

Au milieu, saint Benoit se penche vers le jeune homme dont il touche le front de son front, par un mouvement très tendre. Derrière, un chartreux ouvre les bras ; un autre, debout, à gauche, sur un perron. Sur la droite, deux autres qui s'approchent. Au premier plan, à gauche, un paysan, genou en terre, le torse nu; à droite, un jardinier, coiffé d'un feutre, la bêche sur l'épaule, portant des verdures dans un panier.

Peinture facile, émue, claire et fraîche; une des meilleures du peintre, mort à Rome en 1749.

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