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SAN GREGORIO MAGNO

(Saint-Grégoire-le-Grand.)

Piazza San Gregorio, sur la pente du Monte Celio. Une église y avait déjà été construite, en 575, parle pape Grégoire le Grand sur remplace ment de la maison paternelle et mise sous l'invocation de saint André. Le pape Grégoire II, au vme siècle, la fit reconstruire et la consacra au pape sanctifié. Le perron, le portique et la façade, œuvres de J.-B. Soria, datent de 1633. Elle fut modernisée au milieu du xvme siècle par le P. Francesco Ferrari.

L'église a trois nefs. La voûte de la nef centrale est peinte par Placido Costanzi.

Nef droite. Chapelle du fond :

Badalocchi (Sisto). — Parme. 1581 ; f 1647. Saint Grégoire.

Au-dessous de ce tableau :

Signorelli (Luca) (?).

Saint Michel avec, les apôtres et plusieurs saints.

Cette peinture, assez colorée, nous paraît d'un maître ombrien de l'école péruginesque, contemporain de Manni.

Chapelle Saint-Grégoire. Au maître autel : Balestra (Antonio). — Vérone. 1606; f 1734 ou 1740.

Saint André.

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Nef centrale. Chapelle Salviati :

École du xie siècle (?).

La Madone.

Cette vieille peinture, d'après une tradition mal fondée, aurait appartenu au pape Grégoire le Grand. Ce serait l'image miraculeuse qui lui aurait adressé la parole.

Chapelles dans le jardin.

Des peintures bien plus intéressantes sont à voir dans le jardin dépendant de l'église..

I. — Chapelle Sainte-Sylvie, édifiée en l'honneur de la mère du grand pape.

Peintures de l'abside :

Reni (Guido). — Le Guide.

Le Père Éternel et des anges. — Fresque.

En haut, le Père éternel, les bras ouverts, dans un manteau couleur de flamme, volant au milieu des nuées. Au-dessous, au milieu d'une balustrade sur laquelle sont jetés, à larges plis, des brocards rouges brodés d'or, trois grands anges nus, se tiennent debout, portant un long cartel et chantant. De chaque côté, vus à mi-corps, cinq autres anges, jouant d'instruments divers.

Peinte en 1608. — Une des œuvres les plus franches et les plus libres de la jeunesse du maître bolonais. — Peinture très abîmée. — «Ici Guido donne, du moins, une impression naïve et sereine, par ces jeunes et belles figures exemptes de pathos » (Burck., sir;).

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