‹ Rome: Le Vatican, les eglisesChapitre 134 sur 140 · SAN LORENZO FUORI LE MURA · texte numérisé non relu

SAN LORENZO FUORI LE MURA

( Sainl-Laurent-hors-les-murs, ) Sur la via Tiburtina, non loin de la porte S. Lorenzo.

Une des cinq basiliques patriarcales de Rome, construite, en 550, par Constantin sur l'emplacement d'un cimetière où avait été enterré saint Laurent. Restaurée en 455 par Sixte III, en 578 par Pélage II, agrandie par Honorius III, entre 1216 et 1221 (les trois nefs et le portique extérieur), décorée en 1657 par les chanoines de Latran. Les dernières restaurations, ayant pour but de rendre à la basilique son aspect primitif, sont dues au pape Pie IX, qui chargea de leur exécution l'architecte Virginio Vespignani, avec les conseils de l'illustre archéologue G.-B deRossi.

Les peintures de la façade extérieure, sur fond d'or, imitant des mosaïques, et représentant, en pied, Constantin entouré des papes Sixte III, Pélage II, Adrien tl, Honorius III, Pie IX, au-dessous de cinq figures à ini-corps, (le Christ bénissant, entre les saints Laurent, Justin, Cyrille, à gauche, et les saints Etienne, Hippolyte, Cyriaque, à droite), ont été exécutées (1864-1870) par Silverio Capparoni. La décoration est de Mantovani.

Portique construit sous Honorius III (1216-1227).

Mosaïque de la frise extérieure, xme siècle.

Le Christ, avec saint Cyrille et sa mère, sainte Triphonie, saint Laurent, le pape Honorius ; auprès du pape, un personnage agenouillé.

Peintures de la façade extérieure, xme siècle. Divers épisodes de la Vie des saints Laurent, Etienne, Pierre de Courtenay (couronné empereur d'Orient, en 1217, dans cette basilique) et du comte Henri de Saxe.

.Ces fresques, très importantes pour l'histoire de l'art, ont malheureusement subi de si fortes retouches dans la restauration de 1864, qu'on doit seulement les examiner au point de vue de la composition. — La bibliothèque Barberini en conserve d'anciennes copies. — « Par ce qui reste de ces peintures, on peut juger que c'était la continuation d'un art romain indigène, dans lequel, au milieu de tous ses défauts et imperfections habituels, on ne trouve pas cette confusion et ce désordre dans la composition, cette violence et cette exagération dans le caractère et le mouvement des figures qui dénotent, non seulement la décadence de l'art, mais encore l'influence exercée parla manière byzantine » (Cr. et Cav., St. délia Pilt. It., t. i, 122).

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