MUSÉE CHRETIEN
au premier plan, à droite, deux donateurs et un petit garçon; à gauche, huit femmes et deux petites filles. Signé : ALEGRITIJS NUTIÏ ME PLNXIT A. MCCCCXV.
Autrefois à l'hôpital des Camaldules alla Lungara à Home. — Gravé par d'Agincourt. « Cutte peinture, à elle seule, prouve que Allegretto l'ut un véritable peintre de Gubbio qui ne perdit pas son caractère ombrien pendant son séjour à Florence. La Vierge se penche en avant avec cette tendresse si particulière à l'école; ce n'est plus la simplicité ou la majesté des giottesques ; mais la grâce reste bien caractéristique » (Ca. et Cav.. //., ii, 194). — « Nous devons pourtant reconnaître que là, comme ne scsautres travaux, Nuzzi, dans son art, montre moins de talent que l'almerucci, qui nous semble le meilleur de cette école » (Ca. et Cav., St. delta Vit. lt., 1887, n. H).
Pinturicchio (Bernardino di Betto dit II). Ombrien. 1454; t 1515.
Mariage de sainte Catherine (xin).
AUribulion donnée par Ch. et Cav. (//., m, jss).
Vitale. — Bolonais, \iv siècle. Vierge et moines (xvn).
La Vierge vue de face, drapée dans un manteau bleu ramené sur la tète, serre, contre sa poitrine, l'Enfant Jésus, ceint (l'une étoile jaune et bénissant. A gauche, un groupe de pénitents agenouillés, en capuchons et robes blancs, une croix rouge sur l'épaule droite, et portant, entre leurs mains jointes, une discipline. Fond d'or à ornements.
Signé, sous la Vierge, en lettres noires, sur une banderolle : Yitalis de Bononia.
« Quoique la peinture ait été restaurée, nous devons toutefois y reconnaître un»'
expression plus noble, et des formes moins défectueuses que dans l'autre tableau (lt
Vierge, par Vitale, signée et datée 1348, in musée de Bologne, signalée par Baldinucci et Malvaxia, gravée par d'Agincourt, pl. cxwin. comme on y trouve une plus grande analogie avec les œuvres des peintres de Gubbio et de Kabriano, dont l'école bolonaise tire, dit-on, son origine, par suite du séjour a liologne d'Oderiso dont l'art Tut continué par Franco Bolognesi. » (Cn. et Cav. St. delta Pit. II., 18K7. iv, eu.)
École de Beato Angelico da Fiesole (Fra
La Nativité. — ■ L'Adoration (tes Rois. — Le Christ discutant arec les docteurs. — Le Christ au mont des Oliviers. — L en- ' tre'e à Jérusalem (xi).
École de Gentile da Fabriano.
Le Mariage de la Vierge (m).
Sous des voûtes soutenues par de fines, colonnes, le grand-prêtre unit
ROME
la Vierge, en robe bleue à reflets d'or et. saint Joseph, en robe bleue et manteau grenat, portant le rameau fleuri. A gauche, des jeunes gens brisant leurs baguettes; à droite, derrière la Vierge, ses compagnes, et, sous une arcade, des musiciens. Fond d'or.
Présentation delà Vierge an Temple (x).
Au centre d'un temple polygonal, devant l'autel, le grand-prêtre suivi de deux desservants. La Vierge, les bras croisés sur la poitrine, monte les degrés et regarde sainte Anne, à gauche, suivie de trois femmes. A droite, saint Joachim accompagné de deux hommes. Fond d'or.
Pendant du précédent.
L'Annonciation (x).
A droite, la Vierge, assise, dans une chambre, sur un banc; à gauche, l'ange; au fond, dans une alcôve, un lit caché par une draperie.
École Ombrienne.
La Vierge tenant V Enfant Jésus, entre saint Michel et sainte Marie l'Égyptienne (xu).
École de Sano di Pietro.
La Nativité (vi). — La Fuite en Égypte (vi). — L'Exorcisme d'une possédée (x).
Écoles Siennoises des xmc et xivc siècles. Le Christ en croix (i).
Au pied de la Croix, la Vierge, saint Jean et un moine agenouillé; dans les airs, deux anges recueillant le sang divin.
La Mère du Sauveur (rr).
La Vierge, en robe rose à fleurs d'or, manteau vert, dénoue les cordons de sa ceinture; autour d'elle, sur le fond doré, sont représentées des saintes, drapées dans des manteaux multicolores et portant, les unes un candélabre, les autres une colonne.
Le Christ en croix (h).
Un ange recueille le sang qui coule de la blessure au flanc. Au pied de
MISÉE CHRÉTIEN.
la croix, à gaucho, la Vierge soutenue par (rois saintes femmes; à droite, saint Jean, saint Laurent, saint François et un vieillard.
Scènes de la Passion. — Triptyque (m).
Panneau central. — A la partie inférieure : la Cène. — Le Christ debout à une table en fera cheval entouré des apôtres; au premier plan, Judas. A la partie supérieure : Le Christ en croix, que le centurion perce dé >a lance; au premier plan, à gauche, un soldat tendant au Supplicié une éponge au bout d'une faute, la Vierge, les saintes femmes et des cavaliers; à droite, saint Jean.
Panneau de gaucke. — Le Christ au Muni des Oliviers, — le Baiser de Judas, — le Christ devant l'ilate, — le Couronnement d'épines.
Panneau de droite. — La Mise au tombeau, — le Portement de croix, — le Christ dépouillé de ses vêtements, — la Flagellation.
Predella. — Quatre Saints et une Sainte.
École de Simone Martini.
Christ bénissant (i).
Descente de croix (v).
Un disciple, monté sur une échelle, tend a la Madeleine et & la Vierge, qui l'embrasse, le corps du Sauveur; à droite, deux saintes femmes, laïnt Jean et un disciple qui enlève, avec les tenailles, les clous encore lixés aux pieds du Sauveur.
Buuckiiahdt (5S1) l'allribui ù Simone Martini.
Mariage de Sainte Catherine (v).
Saint Jacquet (v).
Ma rie-Madeleine (s).
Sainte Marguerite (vi).
Les pieds sur le monstre marin, vol ne d'une robe bleue et d'un manteau vert, une croix dans la main gauche, elle tend l'autre main vers un donateur agenouille, drapé dans un manteau bleu. A la partie supérieure : une Pieta; sur les côtés : Épisodes de la rie de la Sainte.
Le Coup de lance (vu).
A gauche, le centurion perçant, de sa lance, le Sauveur; en avant, la
ROME
Vierge s'évanouissant entre les bras des saintes femmes; au milieu, la Madeleine et saint Jean. A droite, des disciples, des cavaliers, des fantassins.
Sur les montants : à gauche, saint Jean ; à droite, saint Luc. Sur la predella : six saints; sur les pinacles : le pélican, saint Luc et saint Jean l'Évangéliste.
« La figure du Sauveur rappelle l'esprit et la facture de Simone Martini » (Cr, et Cav., It., H, 8l) .
Dans une des salles du musée est conservée la célèbre fresque antique, connue sous le nom des Noces Aldobrandini.
Au milieu, est assise, timide et drapée dans un manteau blanc, sur le lit nuptial, la jeune mariée; près d'elle, se tient la pronube qui lui parle à l'oreille. Au premier plan, assis à terre, l'époux, à demi nu, couronné de fleurs, lève le visage vers ce groupe. A gauche du groupe central, une servante s'apprêtant sans doute à asperger le jeune homme d'huile parfumée. A droite, trois servantes autour d'un trépied ; l'une, une patère à la main, faisant une libation ; la seconde jouant de la cithare, la troisième chantant. A gauche, au second plan, des femmes dont l'une porte une strigille.
Découverte en 1606 dans les ruines des thermes de Titus, sur le mont Esquilin, près de l'arc de Gallien, elle fut longtemps la propriété de la famille Aklobrandini, puis de Vincenzo Nolli auquel elle fut achetée 53 000 francs par le pape Pie VII, en 1818. Le sujet est sans doute les noces de Pélée et de Thétis. Il en existe une copie par Nicolas Poussin dans la galerie Doria, et une autre, encore récemment au château d'Azay-le- Rideau, près Tours, attribuée à David. « Évidemment cette fresque formait avec d'autres tableaux du même genre une sorte de frise. Ce sujet n'est pas composé, à proprement parler, comme une peinture, mais plutôt comme un bas-relief: la simplicité, la clarté, la grâce qui le caractérisent, ont un charmé tout particulier. Nous y retrouvons un peu de ce sentiment de la mesure qui règne dans les œuvres de la belle époque grecque. Les Noces Aldobrandini semblent être la copie d'un original antérieur à Alexandre le Grand » (Heilbig, Guide dans les musées d'archéologie de Home, traduction Toutain).
A P P A \\ T E M 11 N T S I! Oit (il A.
APPARTEMENTS BORGIA 1 (1492-1495)
Les appartements Borgia, situés au premier étage. du palais, occupent remplacement au-dessous des chambres de Raphaël, vis-à-vis les salles royale et dueale, et forment un des côtés de la cour du Perroquet [Çortile del Pappagalla). Ils se composent de six salles : une grande salle et trois plus petites qui se rattachent encore à l'ancienne construction de Nicolas V et deux autres élevées dans la tour Itorgia, et renferment l'œuvre la plus importante de Pinturicchio à Home.
Dès la mori d'Alexandre VI, ces appartements furent laissés inoccupés. A partir du \vi° siècle, les pontifes habitèrent les chambres du second étage (chambres de Raphaël), et les appartements des Borgia servirent alors de logements, soit à quelque cardinal parent du pape, soit au cardinal secrétaire d'Etat. C'est là, qu'au xvir et au \\nr siècles se tinrent tous les conclaves; à la fin du xvm* siècle, ils furent transformés en salles à manger, pendant la semaine sainte, pour les officiers inférieurs du palais. Jusqu'en 1816, celte partie du Vatican fut donc laissée dans le plus triste abandon; à cette époque, cependant, le pape y lit réunir les œuvres d'art cédées à la France par le traité de Tolentino et rendues au Saint-Siège; mais le manque de lumière ne permettant pas d'admirer ces collections, elles furent transportées, en 1X21, dans les locaux qu'elles occupent aujourd'hui (voir ci-dessus : la Pinacothèque) et Les salles llorgia, devenues des annexes de la Bibliothèque, furent encombrées par les livres provenant de la collection du cardinal Mai. (l'est au pape actuel, Léon XIII, que revient l'honneur d'avoir décidé et terminé la restauration de ces appartements et de les avoir ouverts aux visiteurs. « Le travail se présentait sous un double aspect architeclonique et pictural : l'architecte devait rétablir avec art les constructions dans leur étal primitif; le peintre devait, avec cette parfaite conscience esthétique qui exclut tout arbitraire, pourvoir au rétablissement des constructions, (le but a été atteint par MM. François Vespignani et Louis Seilz, l'architecte et le peintre qui. unissant leurs étroi ts, ont concouru,
1. Consulter : Le Père François Eiiiu.k el le Comm. Ai.. Stkvkxson : Les fresques de Pinturicchio d'ans 1rs salles Borgia, au Vatican ; — Salyatorx Yulmm : 1. Appariamenio Borgia net Vaticano; — Schmahow, Pinturicchio', — E. Sthnmann, Pinturicchif*; — E. Marcii. Piiii.ipis, Pintoricchio; — Vasari: — (Ihowe el Cavalcaskli.e, etc.