II. — La Visitation
Au milieu, sainte Elisabeth, en robe bleue et manteau rose, un capuchon blanc sur la tête, pose la main gauche sur l'épaule de la Vierge. Celle-ci, en robe rose et manteau bleu, tend la main droite à son amie et baisse les yeux avec émotion; à gauche, saint Joseph, en robe verte et manteau jaune, une gourde à la ceinture, s'appuie, de ses deux mains, sur un bâton noueux; derrière lui, s'avancent un petit enfant tenant, dans ses mains, une colombe, une jeune tille, en robe azurée, soutenant, de sa main gauche, une corbeille de fruits sur sa tète, et cinq assistants en costumes italiens. La droite et le fond de la fresque sont occupés par un édifice sous lequel court un portique dont les arcades sont soutenues par des pilastres richement ornementés et qui portent, à leurs angles, des médaillons avec des cavaliers ; au milieu, du haut d'un balcon, deux femmes assistent à l'entrevue de la Vierge; à droite, au premier plan, un petit garçon s'amuse à dresser un chien, deux jeunes filles sont occupées, l'une à filer, l'autre à coudre et une vieille femme tient à la main un dévidoir; au second plan, Zacharie, debout, plongé dans la lecture, et trois servantes dont l'une porte une quenouille. Au fond, dans un paysage qu'arrose un cours d'eau, la Fuite en Egypte.
« Les personnages principaux sont bien de Pinturicchio, mais les groupes de droite et de gauche, quoique ressemblant beaucoup dans leur dessin, à la manière de faire du maître, laissent deviner la main d'un élève » (SciiMAnzow, p. 42). — « La visite de Marie chez Élisabeth, qui devrait se trouver dans la salle où est peinte l'Histoire fie la Vierge est représentée, ici, avec une grâce exquise, et conformément au ton simple et narratif de la légende. La composition n'est plus une; elle se décompose en détails ravissants. Mais quelle éloquence dans le regard interrogateur de la digne Élisabeth qui embrasse Marie sans oser toutefois la serrer sur sa poitrine! Quelle chasteté! Quelle délicatesse dans l'aveu de la Vierge, aveu indiqué par l'humilité de la ligure et les yeux timidement baissés! » (Steinmasn, p. 60).
Paroi, à gauche de la fenêtre :