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I. — Martyre de sainte Barbe

Au second plan, au milieu, la tour que Dioscure, père de sainte Barbe, avait élevée pour y enfermer sa fille, après son baptême. Cette tour est percée d'une porte et des trois fenêtres que sainte Barbe avait fait ouvrir en souvenir des trois personnes de la Trinité. A gauche, on aperçoit la fente miraculeuse par laquelle s'était évadée la jeune fille. Celle-ci, en robe rose à manches bleues, sa chevelure flottant sur ses épaules, rend grâce au ciel de sa délivrance ; à droite, Dioscure, en robe rouge et manteau "bleu, un cimeterre à la main et suivi de deux

APPARTEMENTS BORGIA

Cliché Anderson. Typogravure Jean .Malvaux.

Pinturicchio (Bernardino di Betto dit II). Histoire de la chaste Suzanne.

APPARTEMENTS BORGIA

soldats, s'élance à la poursuite de sa fille; au fond, à droite, Dioscure demande à un berger le chemin qu'à suivi la fugitive. En peignant en blanc ce berger, le peintre a voulu rappeler qu'il fut puni de sa délation et métamorphosé en une colonne de marbre. A gauche, sainte Barbe rencontre sainte Julienne qui subit le martyre peu de temps après elle.

« Les figures mouvementées trahissent, ici, les souvenirs de Fiorenzo di Lorenzo » (Schmarzow, p. 41). — « Bien que la sainte Barbe avec ses cheveux d'or dénoués et le regard reconnaissant de ses yeux clairs et enfantins, soit un des plus exquis portraits de femme qu'ait créés le pinceau de Pinturicchio, la sécheresse du sujet n'a pas favorisé, dans cette fresque, son talent plastique et il nous est impossible d'éprouver l'intérêt le plus minime pour la sainte persécutée. La physionomie placide des deux guerriers révèle l'incapacité du peintre à exprimer les passions » (Steinmanx, p. 46).

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