III. — La Conversion de saint Paul
Au ciel, le Christ, dans une gloire, entouré d'anges. A cette apparition l'apôtre effrayé est désarçonné; une foule de soldats s'empressent autour de lui, pendant qu'un de ses hommes arrête par la bride son cheval blanc — la seule chose que Stendhal ait aperçue dans cette fresque — qui, vu par la croupe, en un raccourci violent, s'enfuit au galop.
« Fidèle à sa manière, Michel-Ange, ici, comme ailleurs, a recherché les attitudes les plus forcées, et s'est donné à vaincre les difficultés de dessin les plus ardues. Les ligures célestes qu'il a représentées, à demi nues, pour la plupart, n'ont été, dans son intention, qu'un évident prétexte pour montrer, une fois encore, sa science prodigieuse de dessinateur, sa connaissance de l'anatomie et la variété vraiment inépuisable des postures dans lesquelles peut se montrer et se mouvoir le corps humain » (Ch. Blanc). — « L'attitude du Christ est d'une puissance imposante et le saint Paul précipité est un des plus heureux motifs du maître. L'ensemble, pourtant, pêche déjà par une sorte de caprice qui, même chez Michel-Ange, doit être appelé de son vrai nom : la manière » (Burck., 65o).