IV. — Le Crucifiement de saint Pierre
Au milieu, les bourreaux élèvent la croix, sur laquelle est cloué le saint, la tête en bas, et s'apprêtent à l'enfoncer dans un trou que l'un d'eux achève de creuser; à gauche, un groupe de femmes éplorées, un vieillard et des assistants; à droite, des soldats montent les degrés d'un
ROME
escalier, au sommet duquel s'avance une troupe de cavaliers ; au fond, plusieurs personnages, les bras tendus vers le martyr.
« Michel-Ange s'est attaché ici à arriver à la perfection de son art, sans s'inquiéter des accessoires de paysage, d'arbres, ou de maisons, comme s'il eût craint d'abaisser son génie à de pareilles choses » (Vasari). — Ces deux fresques, endommagées du temps de Lanzi déjà, par un incendie, sont, il faut le reconnaître, presque invisibles; pour juger ces compositions, il faut se reporter au carton que possède le musée de Naples et aux gravures de Gio. Battista de Cavalieriis. — Ces peintures datent de l'année 1549, alors que Michel-Ange était âgé de soixante-quinze ans et furent certainement les dernières que sa santé lui permit d'exécuter. « Je nie rappelle que Michel-Ange se plaignait d'avoir éprouvé de grandes fatigues en exécutant ces ouvrages. La peinture, et surtout la fresque, ne convient pas au vieillard » (Vasari).
Zuccheri (Federigo).