SANTA MARIA MAGGIORE
(Sainte-Marie-Majeure ou Notre-Dame-des-Neiges ou Basilique Libérienne.)
Sur la place du même nom. Une des sept églises basiliques et l'une des quatre ayant une porte sainte. Edifiée, en 352, sous le pontificat de saint Libère, à la suite d'une vision que ce pape et le patricien Jean Patrizius eurent la même nuit, le 5 août. Tous deux rêvèrent qu'il tombait une épaisse couche de neige sur remplacement où la Vierge voulait qu'on lui élevât un temple. Le lendemain, la vision se trouva confirmée par la présence, sur le mont Esquilin, d'une nappe neigeuse donnant le plan d'une basilique. Cette légende se trouve représentée dans une charmante peinture du musée de Naples, successivement attribuée à Gentile da Fabriano et à Masaccio.
C'est une des basiliques romaines qui ont été le plus souvent modifiées et agrandies. L'église primitive de Libère fut remplacée, dès le siècle suivant, en 432, sous le pape Sixte III, par la construction actuelle, dont les dispositions générales ont été conservées, malgré la multiplication des additions successives, et qui a gardé, à l'intérieur, dans la grande nef, l'aspect majestueux des basiliques chrétiennes du ve siècle. La dernière restauration générale fut faite sous Benoit XIV (1740-1758) par l'architecte Fuga qui masqua l'ancienne façade par une façade composée de deux portiques superposés. Avec un grand nombre de peintures, à fresque ou sur toile, de la Renaissance, la basilique de Santa Maria Maggiore offre encore, à l'étude, la suite la plus importante de peintures en mosaïque, dans l'intérieur, que nous ait léguées la première période de l'art chrétien, avant la chute de l'Empire romain et une des œuvres les plus remarquables, dans ce genre, de la première Renaissance florentine au xive siècle.
Mosaïques :
Il faut monter sous le second portique de la façade de Fuga pour