SANTA CROCE IN GERUSALEMME
( Sainte-Croix-de-Jérusalem. )
A l'extrémité de la rue du même nom, qui part de la Piazza Vittorio- Emànuele. Une des sept basiliques, construite au ive siècle par l'impératrice Hélène à son retour de la Terre Sainte, dans les anciens jardins d'Héliogabale, sur l'emplacement d'un édifice dont la destination est restée inconnue, le Sessorium, d'où son ancien nom de Basilica Sesso-' riana. Restaurée en 720, en 114)4 et en 1492, elle fut complètement dénaturée et modernisée en 1743, sous Benoit XIV, par Grégorini. Église à trois nefs.
Dans la voûte de l'abside, se développe une vaste composition peinte à fresque, mais par malheur, fortement restaurée. C'est néanmoins un des morceaux les plus importants et les plus intéressants de l'école ombrienne, à la fin du xve siècle, conservés à Rome.
École Ombrienne.
* Épisodes de la découverte de la vraie croix par V impératrice Hélène.
A la partie supérieure, le Christ debout dans une mandorla, autour de laquelle volent des anges, dans un champ d'azur circonscrit par des chérubins.
A gauche, au pied d'une montagne, l'impératrice Hélène, suivie de personnages de sa cour, est conduite par un vieillard à l'endroit où des ouvriers déterrent les trois croix. L'impératrice se tient en prière devant la sainte croix, sur laquelle une vieille femme morte, qu'on y a couchée, est en train de revenir à la vie. Deux ouvriers portent les deux croix sur lesquelles avaient été cloués les deux larrons; au fond, la ville de Jérusalem. L'impératrice entourée d'hommes d'armes, élève la sainte croix, devant laquelle s'agenouille un cardinal.
« Ici, les soldats paraissent de la main de Piero délia Francesca ou de celle de Luca Signorelli, tandis que le groupe de gauche rappelle Alunno ou Pinturicchio» (Cr. et Cav.,
It., 111, 560).
A droite, deux assistants se battent près d'un pont; sur le rivage,