SANTA CROCE IN G E RU SALE MME
sont rangés des soldats. L'empereur Constantin, à cheval, portant la sainte croix, se dirige vers Jérusalem; au fond, il est vu, à pied, s'apprêtant à franchir la porte de la ville. Au ciel, vole un ange.
Crowe et Cavalcaselle (m, 360) attribuent ces fresques, avec raison, à un maitre ombrien dejla lin du xve siècle, dans un style où l'on retrouve à la fois des ressemblances avec Bonfigli, Fiorenzo di Lorenzo, Caporali, l'inturicchio et Signorelli. Ils prononcent cependant le nom d'Antoniasso qui aurait pu y travailler. — On doit se rappeler que la même légende forme le sujet des fresques célèbres d'un des premiers et des plus grands peintres de la contrée, Piero délia Francesca, dans l'église de San Francesco à Arezzo, et l'auteur de la peinture de Santa Croce s'en est souvenu en plus d'un endroit.
•Les peintures des parois inférieures de l'abside et de la voûte de la nef ont été peintes par Corrado Giaquinto da Molfetta (f 1765).
Dans les bas-côtés , une série de grandes toiles, représentant les Œuvres de Miséricorde, et dont plusieurs ont figuré aux Salons de Paris, sont la dernière œuvre d'un peintre français, Pierre Lehoux, mort récemment.
On y peut apprécier, dans un milieu mieux approprié, les qualités d'un talent parfois lourd et pénible, mais sérieux et convaincu et d'une puissance assez rare de nos jours.
Par une porte, à gauche, auprès de l'abside, on descend dans l'église basse.