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SAN AGOSTINO

H, m). Quatremèbe de Quincy prétend que ces défauts, au lieu d'être inhérents au caractère de Raphaël, tiennent au contraire à l'original imité! « Nous oserons dire de plus, que cette figure tient encore de Michel-Ange par une sorte d'insignifiance d'attitude, par le manque d'expression dans la physionomie, et, par un vide d'intérêt, qu'on ne remarque guère chez Raphaël, lorsqu'il est lui-même, tel que nous le voyons, dans les sujets du même genre, à l'église délia Pace. Qui sait, en effet, si son intention n'aurait pas été de faire voir, par une sorte de contrefaçon, ou ce qu'on appelle singerie de stgle, chose facile à tous les artistes, qu'il aurait pu, comme on le disait, faire du Michel-Ange. » Comoi.m donne une explication peu plausible de ce style si peu ordinaire chez Raphaël : il suppose que ce qu'il y a de michelangelesque dans la figure d'Isaïe serait dû à Daniel de Volterre, chargé, comme on le sait, de restaurer la fresque. « On ne saurait méconnaître dans cette œuvre l'influence de la Sixtine qui venait d'être achevée; mais l'influence de Fra Rartolomeo y apparaît plus puissante encore. Au reste, dans l'arrangement du prophète et des deux anges, Raphaël est peut-être supérieur à ses deux modèles » (Burck., 69*)*

Chapelle à gauche :

Michelangelo da Caravaggio (Michelangelo Amerighi dit). Notre Dame de Lorette adorée par deux pèlerins.

« La Vierge est comme noyée dans les ombres noires familières au peintre, et les figures de pèlerins qui sont éclairées par ce non moins vigoureux reflet de lumière rougeàtre qu'affectionne le robuste ouvrier, sont deux figures où l'énergie de deux bandits de la campagne romaine ou napolitaine se combine agréablement avec une expression de triviale bonhomie. Ce superbe et violent ouvrage est une des pages où l'on peut lire le plus aisément les qualités et les défauts propres au talent de Michel-Ange de Caravage, dont la main effrontée de spadassin sut tenir un pinceau avec autant de fermeté qu'un poignard. Là, surtout, on peut surprendre les faciles secrets dont cet artiste trivial a su faire un si remarquable usage. Ces secrets sont au nombre de deux : l'énergie obtenue par la reproduction telle quelle de la réalité, le contraste vigoureusement marqué d'une ombre épaisse et noire et d'une lumière intense à reflets rouges » (Montkgut, Revue des Deux Mondes, 1S70, t. n, 412).

Transept de droite :

Guercino (Francesco Barbieri, dit II).

Saint Augustin, saint Jean et saint Paul ermite.

Saint Augustin, au second plan, en rohe noire, tenant, de la main gauche, un re et le bras droit levé vers le ciel, est tourné à droite vers saint Paul, le torse nu, assis sur un rocher. A gauche, saint Jean debout, vêtu d'une peau de bête et d'un manteau rouge. Au ciel, deux anges déroulant une banderole.

Chapelle du chœur :

Lanfranco (Giovanni). — Bolonais, 1 58 J ; f 1647. Fresques.

ROME

A la coupole :

L 'Assomption.

L'apparition céleste commence à partir d'une corniche en clairobscur, feinte en stuc blanc.

Lês pendentifs sont occupés par les grandes figures des

Quatre Évangélistes.

Et, sur la muraille cintrée qui fait face aux fenêtres :

Les Apôtres sont groupés autour du tombeau de la Vierge.

Sur la muraille :

Épisodes de la vie de saint Augustin.

« Dans la chapelle appartenant à Buongiovanni, Lanfranco trouva l'occasion qu'il cherchait depuis long-temps, de décorer une coupole comme celle de Parme, en y employant les mêmes artifices, la même science des raccourcis, le même senliment de la perspective aérienne. II s'acquitta de son travail prestement, avec une habileté pratique et une abondance de verve que rien ne pouvait plus mettre en défaut. C'est là, dans ces vastes décorations, que Lanfranco déploya la vigueur et l'entrain de ses talents pittoresques. Il y montra une qualité, ou pour mieux dire, un défaut qui lui était propre, celui de jeter des draperies sur le nu, avec une facilité apprise par cœur, et d'en déduire les plis sans jamais regarder la nature, mais non toutefois sans vraisem- . blance. Il avait adopté, pour les peindre, la méthode des teintes hachurées, produisant, par leurs intermittences, une couleur mixte, rompue, indécise, mais quelquefois aimable, par son indécision même » (Ch. Blanc).

Chapelle latérale, à droite :

Venusti (Marcello).

Couronnement de sainte Catherine. — Saint Laurent. — Saint Etienne.

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