SANTA MARIA SOPRA MINERVA
( Sainte-Marie-de-la-Minerve. )
Sur la place du même nom, au sud de la place du Panthéon. Construite, à la fin du xme siècle, dans le style gothique, sur l'emplacement d'un ancien temple païen consacré à Minerve par Pompée, suivant les uns, par l'empereur Domitien, suivant d'autres. Restaurée en 1848. A trois nefs.
Nef de droite Deuxième chapelle :
École Ombrienne.
Le Sauveur.
Vu en buste, grandeur naturelle.
Au maître autel :
Lamberti (Bonaventura). — Bolonais. 1652; f 1721. Saint Pierre martyr.
Sur la voûte et les parois latérafes:
Franco (Battista), dit II Semolei. — Romain. 1498; f 1561. Fresques.
Travail exécuté en 1550. — « Il peignit, sur la voûte d'une chapelle de la Minerve, bâtie par un chanoine de San-Pietro, plusieurs sujets tirés de la vie du Christ et de la Vierge. Il n'avait jusqu'alors rien produit d'aussi bien. Sur l'une des parois latérales de la même chapelle, il laissa une Nativité du Christ, et. sur l'autre paroi, une Résurrection de Notre-Seigneur. Au-dessus de ces deux fresques, il plaça des cadres semi-circulaires, renfermant des Prophètes. Enfin, sur la façade à laquelle est adossé l'autel, il figura, avec une rare habileté, le Christ en ôroix, la Vierge, saint Jean, saint Dominique et d'autres saints » (Vas., vi, sëT).
ROME
Quatrième chapelle, au maître autel :
Antoniasso Romano (Antonio Aquili dit). — Romain. (?) ; f entre 1510 et 1517.
Annonciation:
A gauche, l'ange, en tunique verte et manteau rouge, vu de profil, un lis à la main, s'avance vers la Vierge. Celle-ci, agenouillée à droite, porte la main gauche à sa poitrine et tend, de la droite, une bourse à une des trois filles pauvres, en robe blanche, agenouillées au milieu que lui présente un dominicain également agenouillé, le cardinal Johannes a Turrecremata, son chapeau à ses pieds. Près de la Vierge, une seconde bourse, sur la base d'un pupitre en bois richement sculpté, au-dessus duquel vole le Saint-Esprit. En haut, à gauche, l'Eternel bénissant. Fond d'or à dessins, très restauré.
Fig. gr. nat. — Ce tableau, attribué autrefois à Fra Angelico, puis à IJenozzo Gozzoli, est reconnu de nos jours pour être l'œuvre d'un peintre de la Sabine, Antoniasso Romano, par comparaison avec un tableau retrouvé à Rieti. — On sait que le cardinal Ca rafla, mécontent des fresques exécutées dans sa chapelle (voir ci-dessous) par Lippi, institua un tribunal composé de Lancislao de Padoue et de cet Antoniasso pour expertiser le travail du maître florentin; c'est, sans doute, à ce moment, que fut commandée, à Antoniasso, peut-être pour le remercier de son expertise, son Annonciation. Il consacre le souvenir de la fondation faite, en 1460, de la confrérie de l'Annunziata, destinée à secourir les jeunes filles pauvres, mises sous la protection de la Vierge.
Sixième chapelle, au maître autel :
Barocci (Federigo). — Le Baroche.
La Cène.
Au fond, le Christ, sur une estrade, tend le pain à ses disciples, réunis devant lui, sur les marches; à droite, saint Jean agenouillé. Au ciel, deux petits anges en adoration.
Septième chapelle, au revers du tombeau de Didacus de Coca, prélat espagnol :
Melozzo da Forli.
Le Christ, juge du monde.
« Cette fresque, qui date de 1478 vraisemblablement, offre de grandes affinités avec celle des SS. Apostoli, aujourd'hui à Saint-Pierre et au Quirinal » (Voir p. 322). Burck., 575.