G4 VISITES KT SOIRÉES CHEZ LES CARDLNAUX
que ce qu'il disait s'appliquait à tous ses neveux et nièces ; de le faire connaître à la reine Caroline et au roi Joseph; que la famille aurait probablement des Papes, que , dans tous les cas^ eïlé èxerfcerait une grande influence, même en France; qu'enfin Rome était la Ville- Éternelle * . »
Le cours des événements à impticfié lïne autre direction aux destinées de la famille impériale ; l'empire lui est revenu; un seul de ses membres a suivi la carrière indiquée par le vieil empereur : M. l'abbé Lucien Bonaparte vient de recevoir la tonsure à Rome, des mains de Son Émincnce le cardinal Fransoni, préfet de la Propagande.
* Extrait de la conversation du 24 avril au soir, l'Empereur étant au lit : L'Empereur a dit qu'il répétait que sa famille devait s'emparer de Rome^ en s*alUant à toutes les Tumilles princières, c'est-à-dire aux ramilles qui avaient eu des Papes et qui avaient commandé à toutes les consciences de Tunivers ; qu'elle ne tarderait pas a avoir unPapp; </es cbrfcftfnaux, des légats; que cela leur donnerait de rinfluoucc dans toutes Jes cours de l'Europe; que cela était important, intéressait nombre de familles puissantes à perpétuer le souvenir de sa gloire; que 'c'était attacher une théocratie puissante aux intérêts de sa famille, à Thomie.ur de sa mémoire ; qu'il y avait partout de ces familles, non-seulement à Rome, mais à Bologne, Rimini, Péruggia ; qu^ao fait, sa famille était d'origine romaine ; qu'il y avait des Bonaparte à Rome en 1000 ; que c'était un Bonaparte qui avait écrit en 1500 le sac de Rome par le connétable de Bourbon, lançant contre lui des imprécations; que son nom serait toujours populaire en Italie ; qu'il regarderait toujours comme une occasion manquée le temps où il avait voulu établir son indépendance ; qu'il avait parlé à toutes les imaginations en Italie ; qu'il y avait réveillé le nom et les souvenirs de la patrie...
liant une absence du jeune homme:, Fétronille voue à Dieu sa virginité, et obtient la grâce de mourir avant ison mariage. Quand Flavius revient à Rome et apprend que sa fiancée est morte, dans l'excès de sa douleur, il la fait déterrer pour s'assurer de la vérité qu'il ne peut croire , et pour contempler encore une fois les traits de celle qu'il aimait. Tel est le sujet de la vaste composition du peintre bolonais, que les Italiens appellent : Dissotteramento del eorpo di santa Petronilla e salita al cielo deUa siia anima. Au premier plan on voit les fossoyeurs ouvrir la fosse , et le corps de la vierge apparaît aux yeux de son fiancé , jeune élégant , vêtu à la mode du seizième siècle, et qui , dans le tableau , ne semble pas suffisamment alTecté d'un tel spectacle. En haut, dans le ciel, l'âme de Pétrouille, libre et triomphante, s'élance vers le Christ qui lui tend les bras. Le Guerchin a mérité ici son surnom de Magicien de la peinture. Ce tableau a fait le voyage de Paris, en compagnie de sa voisine la toile de TAlbane , qui représente la naissance de la Vierge.
Saint- Pierre possède une magnifique copie en mossûque de la sainte Pétrouille, et Paris en a une copie à l'huile, dans l'église de Saint-Gervais.
Le Capitole garde, dans le palais des Conservateurs, une statue de César, le seul portrait authentique de ce Jiéros ; on l'a placée près de la Louve étrusque , vénérée déjà par les vieux Romains. Dans la salle des grands faommeS'On remarque les bustes de Dante, de Pétrarque, etc.^et ceux de six étrangers, qui sont devenus Romains par leurs travaux et leur long séjour à Rome; ce sont trois Français : Poussin, d'Agincourt, Suvée, direc- II n