‹ Rome; lettres d'un pèlerinChapitre 67 sur 82 · SGILIGET ETIAM SEPTEM MILLIA · texte numérisé non relu

SGILIGET ETIAM SEPTEM MILLIA

AN. I. FESTO OMNIVM SANGTORVM

VSQVE AD OCTAVAM.

(( Ce chemin conduit au lieu appelé autrefois Y Ours coiffé et aujourd'hui Monastère de Sainte-Bibiane. Dans ce lieu furent ensevelis CINQ MILLE DEUX CENT SOIXANTE ET SIX MILLE corps de saints martyrs, sans compter les enfants ni les femmes. Une très-grande indulgence y est attachée , selon qu'il est véritablement rapporté dans les chroniques, à savoir de sept mille

ans, depuis le jour de la fête de Tous les Saints jusqu'à son octave ^ »

Oh retrouve ici T usage des indulgences pratiqué dès les premiers siècles.

Une des chapelles de l'église offre un singulier tableau; de pieux personnages, en robe rouge, y entourent un médaillon soutenu par des anges; c'est le portrait d'un jeune prince couvert d'une armure, dont les traits rappellent la race espagnole, peut être Charles II ou Charles III. Voici l'inscription .

REGNA GREANT REGES, SED TE QVO NOMINE DICAM CAROLE, QVEM REGEM MVNDVS VTERQVE FACIT?

C'est évidemment un de ces descendants de Charles- Quint, qui avaient les deux mondes sous leur sceptre, et dans l'empire desquels le soleil ne se couchait jamais.

Sur les colonnes de granit rose de la nef court un attique couvert de fresques remarquables; Pierre de Cortone et Ciampelli s'y sont partagé la vie de Bibiane et de sa sœur. Les fresques de gauche, supérieures aux autres, sont de Pierre de Cortone ; on y voit la vierge, vêtue d'une robe verte , refuser avec indignation les infâmes propositions de Rufine. Voici les deux sœurs devant

' Ce joli nom de Bibiane est parfois écrit Viviane comme dans cette épitaphe qu'on lit sur une dalle de l'église :

ANNO DOMINI M. CCCK

HIC REQVIESCIT DNA LVCIA

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