il tam damnosum moribus quani in spectaculo desidere
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ce vieux pavé de deux mille ans (jui rdeiilil anlielois sous les pas des légions romaines, et (jui j)orte encoie Tempreinte des pieds des apôtres, mille pensées et mille souvenirs assiègent mon esprit. Toutes ces légions victorieuses dont Rome était si fiôre ont préparé le triomphe de Jésus- Christ; et les homnuîs qui i)assaient inaperçus sur cette voie, avec les livrées de la pauvreté et de riiumilité, ont vaincu ceux qui faisaient trembler la terre. Et cette victoire n'est point éphémère. Ces sépulcres ruinés du paganisme, et les souvenirs vivants de la loi chrétienne qu'on rencontre à chaque pas, cùte à côte, remplissent Tàme d'une espérance inébranlable. La gloire romaine s'est éteinte au tombeau: mais la gloire des enfants de Dieu, des frères de Jésus- Christ, vivra sur la terre autant que le monde.
Le touriste, le philosophe, le savant, admirent le columbarium de Pomponius Ilylas, avec ses petites niches, en forme de colombier, qui recevaient la cendre des morts ; ils s'enthousiasment devant le tombeau des Scipions, et c'est tout. Mais devant les cendres des nombreux martyrs du cimetière de Saint- Calliste, sur cette terre arrosée du sang des soldats du Christ, le chrétien se prosternera, priera, aimei'a, et cela aussi longtemps que le nom de Jésus- Chris! vivra sur la teri'e.