‹ Rome, ses églises, ses monuments, ses institutionsChapitre 8 sur 53 · DEFENDAT · texte numérisé non relu

DEFENDAT

Le Christ est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande : que le Christ préserve son peuple de tout mal.

Et encore :

ECCE CRVX DOMINI

FVGITE

PARTES ADVERS.-!-:

VICIT LEO

DE TRIBV IVDA.

Voici la croix du Seigneur : fuyez, puissances ennemies, le lion do la tribu de Juda a vaincu.

Je saluai avec amour la croix triomphante qui brille au sommet de l'obéli.-que, et qui renferme une parcelle de la vraie cioix. Jamais je n'avais senti si vivement la grandeur du triomphe de

Jésus-Christ, ni si bien compris les bienfaits que sa victoire a donnés au monde.

Le matin de la Saint- Pierre, dès l'aube du jour, le canon du fort Saint- Ange se fit entendre, et la ville prit un air de fête.

Les Romains n'oublient point que saint Pierre et saint Paul sont la gloire de Rome. Saint Jean Chrysostome disait autrefois :

« J'aime Rome. Quoiqu'il soit facile de la louer de sa magnificence, de son ancienneté, de ses richesses, de ses guerres et de ses triomphes, cependant ce n'est point à cause de cela que je lui décerne des louanges. Je la proclame bienheureuse, parce que Pierre et Paul ont daigné l'aimer, Tinstruire, et terminer leur vie dans ses murs. Imaginez quelle gloire rejaillira sur cette ville, lorsqu'au jugement dernier ces deux astres, qui l'ont éclairée pendant leur vie, sortiront resplendissants de sa poussière séculaire pour aller au-devant du Seigneur Jésus * ! »

Et nous aussi, mon cher ami, nous pouvons bien nous glorifier de ces deux apôtres, par lesquels la grâce de Dieu nous est venue; et vous me croirez si je vous dis que je me suis associé de grand cœur à toutes les émotions et à toutes les joies de la journée.

Avant neuf heures, j"étais au pied du magnifique escalier du Vatican pour voir l'entrée du souverain pontife dans Saint-Pierre, et jouir du spectacle imposant offert par le cortège d'évèques et de cardinaux, tous revêtus de riches ornements, et la tète ceinte d'une mitre du lin le plus blanc. J'ai compté vingt-sept cardinaux et dix-huit évoques. Pie IX suivait, porté sur la sedia gestaioria, avec les mêmes emblèmes et le même cérémonial que la veille.

Le siège gestatoire était en usage dans l'ancienne Rome, et servait aux pontifes et à l'empereur. Les éventails sont aussi un souvenir de la grandeur impériale. Dans l'antiquité, les hauts personnages faisaient porter devant eux un éventail, et nous voyons dans les constitutions apostoliques que les premiers fidèles s'approprièrent cet usage pour les cérémonies saintes : « Que deux diacres, placés aux deux côtés de l'autel, tiennent un éventail fait avec des membranes minces, ou avec des plumes de paon, ou avec un voile, et qu'ils s'en servent pour chasser doucement les mouches, de peur qu'elles ne tombent dans les breuvages. » Cet usage,

1 In Ep. ad Rom. Hom. xxxii.

ainsi généralisé, n'est plus en s loueur; il n'a et»'; conservé (jue pour le souverain pontife comme un signe d'honneur.

On a comparé ces éventails, destinés à éloigner les insectes de l'autel, aux ailes des anges qui veillent autour du prêtre, et écartent loin de lui les pensées mondaines, ces insectes de la prière.

Mais, mon cher ami, pendant cpie je disserte avec vous, le souverain pontife est entré dans Saint- Pierre, et déjà il est assis sur le trône qui lui a été préparé dans le chœur, du coté de l'épître. J'ai pris place sur les bancs du chœur, placés derrière les cardinaux, et j'ai pu suivre parfailonienl Toffice jusque dans ses moindres détails.

Arrivé sur son trône, le pape quitta la tiare pour prendre la mitre. La tiare est l'emblème de la royauté, et maintenant c'est le pontife seul qui va agir.

Pierre est le pasteur des pasteurs : il lui a été ordonné de paître les agneaux et les brebis, et les mères et les petits, et cependant, parmi tous les insignes de sa dignité, je ne vois point la houlette pastorale. La crosse de l'évèque est absente. La crosse, en effet, est le signe du droit de correction et de châtiment que l'évèque acquiert sur les fidèles qui lui sont confiés. Ce pouvoir lui vient de Dieu, il est vrai, mais lui est transmis par un homme, le souverain pontife, tandis que le pape, qui reçoit ce même droit directement de Dieu, et sans aucun intermédiaire, ne porte point ce signe visible de son autorité de pasteur. Saint Thomas donne une autre raison. Il dit que saint Pierre donna son bàlon pour ressusciter un de ses disciples, qui devint plus tard évèque de Trêves, et, en souvenir de ce fait miraculeux, le souverain ponlife ne porte la crosse que dans le diocèse de Trêves, tjuand il s'y trouve.

Ce disci[»le fut saint Materne, envoyé en Germanie par saint Pierre pour y annoncer Jésus-Christ. Il mourut après quelques jours de marche, et l'un de ses compagnons revint en toute hâte annoncer ce malheur à saint Pierre, et lui demander un successeur. L'apùtre se contenta de remettre son bâton au messager, et le renvoya avec ces paroles :

« Allez, touchez le mort de ce bàlon, et dites-lui de ma part : Levez-vous et marchez. »

Pierre fut obéi par le disciple et par lo mort , et Materne fonda THlglise de Trêves.

Le pape a revêtu ses habits sacerdotaux, les membres du sacré collège sont venus lui donner le baiser de l'obédience, il descend de son trône, et commence la messe au bas des marches de Tautel. Après les encensements il va s'asseoir sur le trône préparé au fond du chœur, sous la chaire même de l'apôtre saint Pierre. Les évoques assistants au trône pontifical, revêtus de la chape et mitres, viennent s'asseoir sur les degrés du trône; les cardinaux sont assis sur des bancs recouverts de riches tapis, de chaque côté du chœur; du côté de l'Évangile, adossée au mur, la tribune royale est occupée par le roi de Naples, son auguste compagne et leur suite; un peu plus bas, la tribune du corps diplomatique, avec les ambassadeurs de toutes les cours accréditées près du saintsiège; la tribune réservée à l'état-major français, remplie par les officiers de l'armée d'occupation : tout cela oflre un ensemble imposant et majestueux. Je ne crois pas qu'on puisse voir ici -bas une réunion plus auguste et plus brillante.

L'épître et l'évangile sont chantés d'abord par un sous -diacre et un diacre de l'Église latine. Le diacre est toujours un cardinal, et le sous-diacre un auditeur de Rote. Ensuite un sousdiacre et un diacre de l'Église grecque , revêtus de leurs riches ornements orientaux, les chantent en grec : ainsi est exprimée l'antique union des deux Églises.

Vous comprendrez aisément, mon cher ami, avec quels accents de foi et d'amour le Credo s'échappe de toutes les poitrines et de tous les cœurs. L'Église tout entière est là, vivante dans son chef, et représentée par des évêques de toutes les contrées de la terre. On sent ici que rien n'a pu ébranler la pierre sur laquelle elle est bâtie. Le symbole que Pierre chantait avec les premiers fidèles, dans ces souterrains que nous foulons sous nos pieds, c'est le même que nous disons aujourd'hui. Le sang n'a pu l'effacer, ni l'hérésie le corrompre. Credo in unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam.

La consécration et la cérémonie de l'élévation sont toujours, dans la liturgie sacrée, un moment solennel. Mais à la messe papale, il revêt je ne sais quel caractère de majesté et de grandeur qui surpasse tout ce qu'on peut imaginer. Après la consécration, le pape élève la sainte Victime, et se retourne sur luimôme pour la présenter à toutes les parties du monde. Tous les fronts inclinés, le silence le plus grand, le saint vieillard debout,

La bénédiclioii du |>a|

les pieds appuyés sur le corps de saint Pierre, ses mains élevées portant le corps de Jésus-Christ, et le présentant à tous ceux qu'il est venu racheter, semblant ainsi leur faire à tous, fidèles ou infidèles, une sublime et touchante invitation de ne point rendre ce sacrifice inutile : tout cela produit une émotion qu'on est heureux d'avoir éprouvée, et que la plume se refuse à traduire. Diderot raconte qu'un de ses amis, peintre protestant, avouait n'avoir jamais vu le pape officier sans devenir catholique.

Après avoir donné le baiser de paix aux diacres , le. saint-père retourne à son trône. Alors le sous-diacre et le diacre apportent processionnellement le précieux sang et le corps adorable de Jésus-Christ au pape, qui, assis sur son trône, légèrement incliné, prend les saintes espèces et se communie. Il prend le précieux sang avec un chalumeau d'or. Le diacre et le sousdiacre communient avec le saint-père, qui les fait participer au même calice et à la même table. Ainsi avait fait Jésus- Christ quand il institua l'Eucharistie.

Le diacre et le sous-diacre de l'Église grecque ne communient point, et il faut voir, dans cette exception, le respect de l'Église romaine pour les traditions anciennes et les rites particuliers des Églises. Chez les Grecs, en effet, c'est le pain fermenté qui est employé pour la célébration des saints mystères, et le pape, malgré la solennité de la circonstance, ne croit pas devoir dispenser les ministres de l'Église grecque de l'observation de leur liturgie.

A la fin de la messe, le souverain pontife donna sa bénédiction du haut de son trône , puis il remonta sur la sedia gestatoria.

Vers le milieu de la basilique, le saint-père s'arrêta, et le cardinal-vicaire vint lire une protestation contre ceux qui refusent de payer les redevances annuelles à saint Pierre, et contre les usurpateurs du domaine pontifical. Le pape confirma la sentence, et, quand il exprima l'espérance d'un amendement de la part des coupables, sa physionomie prit une expression d'une paternelle et douce tendresse qu'il me semble encore voir.

La cérémonie religieuse achevée, il ne me restait plus qu'à voir la physionomie de Rome un jour de fête. La place de Saint- Pierre était inondée par les flots d'une foule compacte et joyeuse. Je me hâtai de rentrer chez moi, afin de voir défiler les car^

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rosses dorés des cardinaux, des piiUats, des ambassadeurs et de tous les grands personnages qui assistaient à IVjffice.

Le soir, à six iieures, je retournai aux vêpres à Saint-Pierre pour y entendre une brillante musique. Le pape n'y assislait.pas. Je descendis dans la basiliciue souterraine, qui, depuis hier midi, est illuminée et ouverte à tous les pèlerins; les hommes seuls y sont admis. Avant de quitter la basilique Vaticane, j'allai baiser le pied de la statue de bronze de saint Pierre, qui est revêtue des ornements pontificaux et couronnée de la tiare.

A neuf heures du soii-, un magnifique feu d'artifice, tiré sur le Monte- Pincio, servit de couronnement à la fête. Je ne vous dirai rien de cette girandola : tout le monde sait que les feux d'artifice de Rome sont remarquables, entre tous, par leur éclat et leur richesse.

C'est ainsi, mon cher ami, que se termina cette belle journée, dont j'aurais voulu vous dire les grandeurs avec plus d'éloquence, et qui laissera dans ma vie d'impérissables souvenirs.

l'apôtre saint PAUL

Santa-Maria in Via Lala. — Colonne Antonine. — Les trois fontaines. — Basilique de Saint- Paul.

Mon cher ami ,

Aujourd'hui, fête de la Commémoration de saint Paul, je suis allé la célébrer sur son tombeau. Il y avait chapelle papale. Le saint-père a assisté à l'office, a donné sa bénédiction, et après la messe il a visité les travaux de la basilique. J'ai voulu, mon cher ami, que ma journée tout entière fût consacrée à l'Apôtre, et j'ai parcouru tous les lieux qu'il a sanctifiés par sa vie et par sa mort. Je vais essayer de vous rendre compte de mes impressions, et vous faire suivre la trace de ses pas.

Saint Paul vint à Rome vers le 6 juillet de l'année 57 *. Accusé par les Juifs, il fut cité à Césarée devant le tribunal de Festus : Paul en appela à César pour éviter la mort que lui préparait la haine des Juifs. Son innocence fut reconnue à Césarée; mais, comme il en avait appelé à César, on le fit conduire à Rome. Les Actes des apôtres nous tracent son itinéraire : son voyage ressemble à une course triomphale , et à Pouzzoles tous les chrétiens viennent le féliciter et l'entendre.

« Nous nous dirigeâmes vers Rome, dit saint Luc; les frères de cette ville, l'ayant appris, vinrent à notre rencontre jusqu'au forum d'Appius et aux Trois-Tavernes. Paul, les ayant vus, rendit grâces à Dieu, et en prit confiance^. »

Situé dans les marais Pontins, le forum d'Appius était éloigné de Rome d'environ cinquante milles; les Trois-Tavernes, bâties à l'endroit oii s'élève aujourd'hui le gros village de Cisterna, à

1 Cornélius a Lapide, in Ad. ap. xvii.

2 Act. xxviii, 14, 15.

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l'entrée des marais Ponlins, étaient plus rapprochées; ce qui lait supposer que le. chrétiens se divisèrent en deux groupes pour venir à la rencontre de l'Apôtre. On peut donc facilement se rendre compte du chemin qu'il suivit; il dut parcourir la voie Appienne, et entrer dans liome par la porte Capène, aujourd'hui porte de Saint-Sébastien.

Les honneurs que lui décernèrent les chrétiens, la grandeur d'âme, l'énergie et la sagesse dont il donna des preuves pendant la traversée, lui valurent des égards de la part de ses geôliers. Il ne fut pas conduit en prison. On lui donna pour demeure une petite maison située au pied du Capitole, à l'endroit où s'élève maintenant l'église Santa-Maria in Via Lata; elle fait le coin de la Via Lata; du côté du Corso. Dans les substructions de cette église, on voit encore la chambre qu'il habita. Au-dessus de l'escalier qui y conduit, on lit ces paroles des Actes :

Quum cmtem venissemus Romam, permisswm est Paulo manere sibimet cum custodiente se milite \

« Quand nous fûmes arrivés à Rome, on permit à Paul de demeurer seul avec le soldat qui le gardait. »

Saint Paul resta deux ans dans cette chambre, enchaîné et gardé par un soldat. Que fait l'Apôtre dans les fers? « Il prêche le royaume de Dieu, il enseigne tout ce qui concerne Jésus-Christ, et il le fait avec confiance et en toute libertés » Ses pieds et ses mains sont liés, comme il l'écrivait à Timothée; « mais la parole de Dieu ne l'est pas ^ »

Il fut cité devant plusieurs tribunaux *. Baronius pense que Néron avait remis sa cause entre les mains des pontifes , qui ne le condamnèrent pas, par haine pour les Juifs, ses accusateurs; ce qui explique la demi -liberté dont il jouissait. Il reçut dans sa prison d'illustres visiteurs, et saint Pierre dut y venir souvent. Si ces murs pouvaient nous redire quelque chose de leurs entretiens!... L'évêque de Pliilippes, Épaphrodite, vint le consoler.

1 Act. xxviii, 16.

2 Ibid., xxviii, 31.

3 Laboro usquo ad vincula quasi maie operaii?, sod vcrbiim Doi non est alligatum. (U Tim. 11,9.)

* Ita ut vincula mea manifesta fièrent in Christo, in omni prœtorio et in cœleris omnibus. (Philip, i, 13.)

Onésiphore vint le fortifier par sa présence, et il n'eut pas honte de ses chaînes ^

Les familiers de César y venaient aussi : c'est de sa prison qu'il écrivait ces paroles aux Philippiens :

Salutant vos omnes sancti, maxime autem qui de Cœsaris domo sunt ^

« Tous les saints, surtout ceux de la maison de César, vous saluent. »

Je ne doute pas que Sénèque et Burrhus, les deux précepteurs de Néron, ne soient venus l'entendre ^

Qui pourrait bien dire les gloires de celte humble demeure, plus illustre qu'un palais? Elle a vu Paul, elle a été remplie du son de sa parole. C'est là qu'il écrivit ces admirables lettres adressées aux Philippiens, aux Éphésiens, aux Colossiens, à Timothée, et celle si touchante à Philémon, dans laquelle il supplie avec la tendresse du cœur maternel, et implore la grâce de l'esclave Onésime, qui avait fui le toit de son maître.

Saint Luc, son disciple, écrit sous ses yeux les Actes des apôtres, et reproduit sur la toile les traits bien-aimés de la mère de Jésus.

L'apostolat de « cet ignorant dans l'art de bien dire est couronné de succès : Martial, son geôlier, qui l'attache chaque jour à la colonne que vous voyez, est converti et baptisé par son prisonnier. Cette petite source claire et limpide jaillit miraculeusement, à la parole de Paul, afin qu'il pût baptiser tous ceux qu'il enfantait à Jésus-Christ. »

Je ne crois pas qu'il y ait un lieu au monde où l'on puisse lire avec plus de fruit et de bonheur les Epîlres de saint Paul.

Au-dessus de cette chambre, la piété et l'amour ont élevé une riche église, consacrée à Marie, et toute resplendissante de marbres, de jaspes, de bronzes et de dorures. Le maître-autel est décoré de statues et de belles colonnes.

1 Quia saepe me refrigeravit et calenam meani non erubuit. (II. Tim. i, 16.)

2 Philip. IV, 22.

3 « Quand nous fûmes arrivés à Rome, dit saint Luc, le centurion livra le prisonnier au préfet du camp (texte grec). » Le préfet du camp ou prétoire était alors Burrhus, ami de Sénèque. M. de Rossi ne doute pas que Sénèque n'ait contribué à l'acquittement de l'Apôtre. — Voir le Bulletin d'archéologie chrétienne, année 1866.

Après deux ans de captivité, Paul fut mis en liberté. Baronius, s'appuyant sur le récit de Tacite, dit que Néron, encore tout sanglant du meurtre de sa mère Agrippine, voulut se donner des airs de clémence, et fit mettre en liberté tous les prisonniers; Paul se trouva du nombre.

Dans le voisinage de Santa- Maria in Via Lata, en suivant le Corso dans la direction de la place du Peuple, à votre droite, vous arrivez sur la place Golonna, où s'élève la colonne Antonine. Haute de cent quarante- huit pieds, elle est en beau marbre blanc, et décorée de bas-reliefs dont l'un rappelle le miracle de la légion Fulminante. Élevée à Marc-Aurèle par le peuple et le sénat romain, après la victoire remportée sur les Marcomans, les Quades et autres peuples de la Germanie , elle portait à son sommet la statue de l'empereur. Sixte V la remplaça par celle de saint Paul , et il fit graver l'inscription suivante :

TRIVMPHALIS

ET SACRA NVNG SVM

CHRISTI VERE PIVM

DISCIPVLVM FERENS

QVI FER CRVCIS

PR^DICATIONEM

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