CATACOMBE DE SAINT-SÉBASTIEN
sa dévotion pour les vénérables catacombes. Mgr Gaume, après avoir montré le protestantisme, jetant au vent les cendres de* saints et des martyrs, et faussant l'histoire ecclésiastique pour livrer TEglise à la dérision et au mépris de la foule, ajoute : « D'une main, Philippe de Néri, montre les catacombes à Bosio, et, sous les pas du nouveau Colomb, la grande cité des martyrs découvre ses splendeurs cachées; la Rome souterraine devient une mine féconde qui comble l'Eglise de richesses et de consolations inattendues. De leurs tombes entr'ouvertes sortent de légions de martyrs ; ils remplacent leurs devanciers sur les autels de l'univers, et l'antique burin qui avait écrit sur leurs monuments, seize fois séculaires, les dogmes catholiques, grave au front du protestantisme les stigmates flétrissants de la calomnie et de la nouveauté.
)> De l'autre main, Philippe montre à Baronius, son disciple chéri, l'Eglise des siècles indignement outragée par la plume des novateurs. Baronius a compris; et voilà qu'aux applaudissements de l'Europe, s'élève un monument immortel où sont gravés par la main de la vérité et du génie, les fastes glorieux du catholicisme. L'Eglise est vengée et consolée ; vengée par les Annales ecclésiastiques, consolée par les catacombes, double gloire de l'humble Philippe de Néri. »
Avant de sortir de cette antique basilique, n'oublions pas que c'est cette partie du cimetière de Saint-Galliste qu'on nomme la Platonia qui a porté la première le nom de Catacombes. Insensiblement on l'a étendu aux autres cimetières de Rome et aujourd'hui on le donne à toutes les excavations souterraines destinées autrefois à la sépulture des chrétiens.
Saint Sebastien [4 ], Dé à Narbonoe daos les Gaules, et élevé à Milan dont sa famille était originaire, se montra dès sa plus ienûre jeunesse, un disciple fervent de Jésus-Christ. Quoiqu'il n*eût aucun penchant pour la profession des armes, Tespoir d'y trouver de fréquentes occasions d'assister les confesseurs et les martyrs dans leurs souffrances, le détermina, vers Tan 283, à prendre parti dans les armées de Tempereur Carin. Ce qu'il cherchait ne
(4) Actes de saint Sébtistien, traduits par J. B. de Saint- Victor dans Les Fleurs des Saints, p. 252.