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CIMETIÈRE DE SAINT-PONTIEN

tenant tous les deux en main le livre des Evangiles Tout doute avait disparu et Ton était en pleine possession du hculus qui avait si longtemps recelé les restes du pape Corneille. Devant le cubiculum^ à droite, on voit un pilier qui servait autrefois à soutenir la lampe qui brûlait oevânt la tombe de saint Corneille. Cette huile était regardée comme une relique précieuse, puisqu'elle figure dans la liste des dons envoyés par saint Grégoire le Grand à Théodelinde.

Les fresques de Saint-Callixte méritent une attention spéciale à cause de leur haute antiquité, puisqu'un grand nombre d'entr'elles remontent au I" et au II** siècle. Nous avons déjà vu celles du Bon Pasteur, de la multiplication des pains, de Moïse, observons bien celles de Job, de Noé, de Jonas, du

Earalytique emportant son grabat ; cette dernière est le symole certain du sacrement de Pénitence, car Notre Seigneur fit ce miracle pour montrer qu'il possédait le pouvoir de remettre les péchés.

De l'autre côté de la voie Appienne, on rencontre le cimetière de Saint-Prôtextat. Les fresques les plus intéressantes, le Christ et la Samaritaine, l'Hemoroisse ont été copiées et font partie du musée de Latran. Les catacombes de Saint-Sotèrci de Saint-Sixte et des Saints-Eusèbe et Marcel se rattachent au cimetière de Saint-Prétextat.

Cimetière de Saint-Pontien nommé aussi des Saints- Abdon et Sennen et ad Ursum pileatum (à l'ours coiffé), sans doute à cause d'un simulacre de ce genre placé dans le voisinage. Une des salles servit autrefois de baptistère souterrain. Un petit ruisseau y coule à travers le cimetière ; dans un seul endroit, son lit a été creusé de manière à former une sorte de réservoir dans lequel s'amasse une certaine quantité d'eau. Sur la muraille à l'extrémité de ces fonts baptismaux, une belle croix latine semble s'élancer hors de 1 eau en y jetant des branches chargées de fleurs et de feuillage; sur ses deux bras reposent deux chandeliers d'or, auxquels sont attachées par de petites chaînes les lettres A et Û

Sur la môme voie, c'est-à-dire sur la voie de Porto, se trouve le cimetière de Generosa dit ad Sextum- Philippi.

La voie d'Ostie hors le porte de Saint-Paul se partage en deux sections, l'une se dirige vers Ostie, l'autre vers les eaux Salviennes, célèbres par le martyr de saint Paul. Le cimetière de Sainte-Luolne se trouve à l'endroit où est bâtie

la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs ; celui de Saint- Tixnothôe n'est qu'une partie de la catacombe de Sainte- Lucine.

La voie Salaria nuova couvre une des plus anciennes catacombes, celle de Saint-Priscille dans la vigna del Crocifisso. Une des cryptes possède la plus antique image de la sainte Vierge qu'on connaisse, puisqu'elle date du II* siècle au moins. On y voit Marie avec son divin Fils ; elle a sur la tête un petit voile, porte une tunique à manches courtes, et par-dessus, le pallium. A la gauche du spectateur, un homme jeune encore, à la barbe légèrement accentuée, se tieui debout. Vêtu seulement du pallium, il lève la main droite ei< montrant la Vierge et l'étoile qui se trouve dans le haut du tableau, mais que Ton distingue à peine aujourd'hui.

Une autre fresque non moins intéressante et d'une toute aussi haute antiquité représente une consécration religieuse.

Catacombe de Saint-Hermès, sur la voie Satariù Vecchia. C'est dans cette catacombe que le P. Marchi a découvert en 1845, les reliques des saints Prote et Hyacinthe.

Le plus ancien cimetière de la voie Nomentane se nommait ad Nymphas à cause des fontaines et des marécages qui environnaient la voie Nomentane. Ces fontaines étaient appelées les fontaines des Nymphes. Cette catacombe était aussi nommée ad Nymphas sancti Pétri, et les monuments primitifs attestent que le prince des apôtres avait coutume de s'y rendre pour administrer le baptême. Ce cimetière est à peu près détruit.

Arrêtons-nous quel que temps à la catacombe de Sainte- Agnès qui fut le théâtre des travaux du P. Marchi. C'est uuc des mieux conservées et des plus riches en peintures et eu cryptes de tout genre. L'entrée en est dans une vigne, à un quart de mille de la basilique de Sainte-Agnès. Ou y arrive par un large escalier qui remonte probablement \ l'époque de Constantin. Les principales cryptes sont celles des Vierges sages, de Jésus-Christ au milieu de ses disciple^ de FAgape, de la Madone et surtout celle que le P. Marchi a décorée du nom de basilique. Dans la crypte de la Madone, la sainte Vierge porte un voile; son cou est orniv d'un riche collier ; elle a, par dessus sa tunique, un pallium ou stola de matrone romaine, qui, retombant systématiquement sur ses bras, paraît former deux larges manches. Elitlève les mains comme une Orante. Son Fils est assis sur ses genoux ; mais on n'en voit que le buste à demi effacé. Toott

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