SUBIACO
rittondatioQ du Nil. La ville moderne n*a dMutéressant que l'église de Sainte-Rosalie. On y voit une Pietà qu'on attribue à Michel Ange.
A 1 mille de là , on voit encore les restes d'une ancienne villa d'Adrien; c'est là qu'on a trouvé l'Antinous de Braschi.
Après avoir visité Tivoli , on va voir ordinairement, à dix milles de là
VicovARo — (3,000 hab.) que son image de la Madone a rendu si célèbre en 1863. Le principal monument de cette ville est la petite église de Saint-Jacques, bâtie au XV« siècle par un élève de Brunelleschi ; c'est un édifice octogone, isolé et tout en marbre. Do là, après cinq milles de chemin en tournant à gauche, après avoir passé devant Bardela et Cantalupo qui occupent l'emplacement de l'ancienne Mandela, et Rocca Giunone^ on arrive à Licenza, anciennement Digentia, petite ville de huit cents habitants ; c'est dans ces environs que se trouvait la célèbre villa d'Horace. On y montre encore un reste de pavé en mosaïque.
Nous reprenons la route de Tivoli à San Cosimato et nous arrivons à
SuBiAco (44 milles de Rome).
Petite ville de la S abine, de 6,000 habitants. Elle offre un grand intérêt aux artistes par son délicieux paysage, aux industriels par ses nombreuses usines et aux philosophes chrétiens par les souvenirs de ^aint Benoît (Robello).
A cinquante milles à rouest de Rome, dans ce massif de montagnes où PAnio creuse la gorge profonde qui sépare la Sabine du pays habité autrefois par les Eques et les Berniques, le voyageur, en remontant le cours de cette rivière, arrive à une sorte de bassin qui s*é1argit entre deux énormes parois de rochers et d'où une onde fraîche et transparente tombe de chute en chute jusqu'à un lieu nommé Subiaco. Ce site grandiose et pittoresque avait attiré Tattention de Néron. l\ y fit retenir les eaux de TAnio par des digues et construire, au-dessous de ces lacs artificiels, des bains avec une . villa délicieuse qui tira de sa position le nom de sufr/açueum et dont on voit encore les restes informes. Un jour, au milieu d'une fêle, la coupe qu'il portait à ses lèvres fut frappée de la foudre, et ce présage avait rempli d*une terreur inaccoutuméo l'âme du misérable. Quatre siècles après Néron, et lorsque la solitude et le silence eurent remplacé depuis longtemps les orgies impériales, ce fut là qu'un jeune patricien, fuyant les délices et les dangers de Rome, alla chercher un refuge et la solitude avec Dieu. On Tavait baptôé sous le num de Benedictw, c'est-à- dire bien dit ou béni, dont