COLLINES DE ROME
seotira son cœur se serrer de je ne sais quelle tristesse, et il se dira tout bas : Adieu, grande et sainte cité ! Oh! quand te reverrai-je encore?...
Avant de pénétrer dans Tintérieur de Rome et d*étudier en détail ses monuments , il nous faut jeter un rapide coup d'œil sur Fenserable de la ville.
§ i . COLLINES DE ROME.
Rome ancienne était assise sur sept montagnes ou plutôt collines, vu leur médiocre élévation.
Le Mont capitolin ou le Capitole, aujourd'hui Motite capitolino ou Campidoglio (1). Cette colline était la plus petite, mais la plus célèbre. On l'appelait primitivement Mons Satumius, parce que Ton croyait que Saturne y avait séjourné, et plus tard Capitolium^ du mot latin caput, qui signifie tête^ parce que sous Tarquin l'ancien , en creusant les fondements du temple de Jupiter , on y avait trouvé une tète coupée , captU oti y dont on fit le mot Capitole. De cette découverte les de* vins, ou plutôt les écrivains postérieurs, conclurent que là devait être la tête, le ehef-lieu, la capitale du monde.
Cette colline comprenait trois parties : la Forteresse à droite { en supposant le voyageur au bas de l'escalier de YAra-Cœli), le Temple sur la colline à gauche et Y Intermont qui occupait l'espace compris entre ces deux monticules. La Forteresse comprenait six temples et divers autres monuments, entre autres la Curia Calabra, petit temple d'où un pontife , chargé d'observer le moment de l'apparition de la nouvelle lune , annonçait au peuple l'arrivée de cet astre ; le temple de Junon Motieta, c'est-à-dire conseillère (du mot latin montre qui signifie avertir, conseiller), parce que, dans un tremblement de terre, cette déesse conseilla aux Romains d'offrir un sacrifice ; le temple de Jupiter-Féritrien où
(4) Les Italiens ont tradait le mot Capitolium dans leur langue usuelle par Campidoglio qui signifie champs d*buile , Campi d'oglio.