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ABSIDE

(80) Statue, par Gornacchini, de saint Elle , patriarche de l'Ordre des Carmes (vie contemplative). (90) Statue par Tadolini, de saint François de Sales, fondateur, au XVIP siècle, de l'Ordre de la Visitation qui a pour but l'éducation des jeunes personnes. (91) Statue par Montauti, de saint Benoit, patriarche des moines d'Occident et fondateur, au VI* siècle, de l'Ordre des Bénédictins voué à l'étude et à la propagation d.e la Foi. (92) Statue, par Tadolini, de sainte Françoise Romaine , fondatrice, au XV"" siècle, des Oblates, vouées à la perfection et aux bonnes œuvres. (93) Statue, par Legros, de saint Dominique, fondateur, au XIII* siècle, de l'Ordre des Frères-Prêcheurs qui a pour but de propager le règne de Jésus-Christ particulièrement par la prédication. (94) Statue, par Laboureur, de saint François Caracciolo, fondatei^r, au XVP siècle, des Clercs Réguliers Mineurs qui joignent aux travaux de la vie apostolique les exercices de la vie contemplative, (95) Tombeau d'Urbain VIII par le Bernin ; Ja statue du pape est eu bronze; la Justice et la Charité sont en marbre blanc; la Mort met la main sur une page où on lit Urbanus VIII Barberinus.

Mathieu Barberini fut élu pape eD 4623, après la mort de Grégoire XV ; ejcœllent littérateur lui-même, il protégea les lettres, publia sous une nourelle forme le bréviaire romain et la bulle in Eminenti contre Jansenius. |1 mourut en 4644.

(96) Chaire de Saint-Pierre. Dans la concavité de Tabside s'élève un autel Consacré en Thonneur de la Vierge et de tous les saints Papes. Au-dessus se trouve la Chaire de Saint-Pierre du Bernin; quatre figures, représentant deux docteurs de l'Eglise latine (S. Ambroise et S. Augustin) et deux de l'Eglise orientale (S. Athanase et S. Jean Chrysostome) sont posées sur de larges piédestaux et soutiennent un trône magnifique dans lequel est renfermé le siège dont se servait le prince des Apôtres. Au-dessus de la Chaire, deux anges portent la tiarô pontificale. Le monument est dominé par une

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gloire composée d*un nombre infini d'anges, avec une quantité de rayons dorés placés sur un fond transparent. Au milieu de ce fond plane la colombe, symbole du Saint-Esprit. Cette Chaire avec tous ses ornements est en bronze doré; elle pèse 219,161 livres et a coûté 107;881 écus.

Ed 4867, la Chaire de Saint-Pierre a été exposée pendant plusieurs jours dans la basilique Taticaoe. En voici la description d*aprës un arUde de M. de Ross! qui a paru dans son Bulletin archéologique. L'antique Chaire de Saint-Pierre est un fauteuil eu bois orné d'incrustations d*i voire et d'or. Les quatres pieds ont la forme de pilastres carrés , les barres transversales qui les relient et les tiges du dossier sont en bois de chêne jaunâtre. A chacun de ces piliers' est attaché un anneau en fer à travers lequel on passe les brancards, de manière à avoir une véritable sedia gestatoria. Ce sont là proprement les parties du siège dont s'est servi le prince des Apôtres. Les espaces compris entre les deux pieds de devant et entre les deux côtés latéraux qui y correspondent, ainsi que le dossier sont recouverts de bois d'acacia de couleur foncée. Ces planches d'acacia sont ornées de bordures ou bandes d'ivoire, sculptées en relief, qui font de la chaire un monument de style byzantin. La partie de devant qui reçoit le corps de celui qui s'assied est partagée en dix-huit compartiments disposés sur trois lignes. Chacun de ces compartiments possède un bas-relief en ivoire et représente les travaux d'Hercule. Le dossier est formé de cinq pilastres reliés entre eux par des arcatures; deux des pilastres ont disparu. Sur les arcatures repose une corniche ou bande horizontale ornée d'arabesques, et sur celle-ci un fronton triangulaire ou tympan. Ces arabesques représentent des combats d'animaux, de centaures, d'hommes. Au milieu de la bande horizontale du fronton ou du tympan se trouve le buste d'un empereur couronné, tenant de la main droite un sceptre brisé, et, de la main gauche, un globe ; il a des moustaches et point de barbe ; peut-être est-ce Charlemagoe ou un de ses premiers successeurs. Viennent ensuite deux anges, un de chaque côté, portant chacun un palme. Les arabesques en relief sont gros.sièrement faites et semblent être antérieures au V* siëde. Les travaui d'Hercule et les représentations de divers monstres peuvent être considérés comme étant d'une plus haute antiquité; toutefois il faut les rapporter à une époque bien postérieure au siècle d'Auguste.

Ces observations, dit M. de Rossi, applanissent les difficultés qui s'opposent à faire croiré^ que la chaire vénérée aujourd'hui au Vatican est la môme que celle qu'eurent en honneur les premier^ fidèles et les pontifes r omains des premiers siècles. Toutes les parties qui constituent ce que nous appellerions l'ornementation de la chaire sont faites d'une matière autre que celle des parties plus anciennes et dont furent prises principalement les parcelles que mentionne Nicolas Signorili dans la liste qu'il confectionna à l'époque de Martin V. Dans la série des reliques conservées à

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