X.A RUE DES QUATRE-FONTAXSIES
Il était midi. Seule et pensive, Loysa écoutait le silence de cette heure ardente ; elle en contemplait la solitude, et, comme le sileace, la solitude était alors si profonde en la cité papale qu'elle n'eût pu l'être plus au désert. La villa Strozzi, la plus gaie de Rome quoiqu'elle ait servi de retraite au génie sombre d'Alfiéri , étalait devant elle ses marbres splendides , ses fraîches pelouses , ses forets de myrtes et de chênes verts. Les vastes Thermes de Dioclétien couronnaient la verdure d'un diadème de ruines , et les monts lointains, mais distincts de la Sabine , encadraient l'horizon d'une ceinture bleue. Çà et là criaient quelques cigales.