I.R DÉSERT. t^h
an nwd^ nt^gfeiiît av«c ses bois lointains et sps villas Manehes ikas «ne atmosphère blene et scintillante ; etf seul sous ce ciel d'airai», Anselme refait de loin, comme Tantale, la dëlidettse frafciieur de ces ffiirêt^ beroéea an bord des lues d'Albane et de Ném!.
Saisi d'un découragement profond , il leva aux ciettx mi cbH sombre et faronche , leur demandant 9*ih avaieiit donc décrété de laissfer pértr là, dans ce désert , tant de jeunesse , tant de beauté , et s'ils ne feraient pas un miracle comme ponr le dis d*A«[ar. Miia nolie voix d'en haut ne répondit, nulanf[e n*ap» porta Teau de vie aux lèvres d'Isma^l.
Aaaeime alors blasphéma.
De ces eieux inflexibles et muets ses yeux retom* bèrent sur lea traits décolorés de Lopa. Pas un souffle ne soulevait son sein de marbre, pas une brise n'agitait ses longs cheveux noirs* La vie manquât à ce beau corps, comme Tair k ce ciel par et radieux.
A genoux à côté d'elle et la main sur son cœur, il retenait, pour en mieux surprendre le premier battement, son haleine, et jusqu'au mouvement de £68 yeux. Tout à coup il crut sentir ta main légère^ ment repoussée, et cette poitrine si longtemps im* mobile sç souleva comme un flot enflé par la hrhe. Dans son ravissement, Anselme enleva dans ses bras sa maltresse ressuscitée ; il colla ses lèvres aux siennes, il s'empara de ce premier sonpir dans un baiser <|ai la ranima. Elle ouvrit ses grands yeux noirs et loi sonrit. EUe n'était qu'étourdie par sa chute , elle n'était pas blessée.
j90 ROME SOUTEaBAIHE.
L'ivresse d'Anselme fat troublée. Quand il chercba SA monture pour continuer son voyage , il la trouva morte à cent pas de lui. Un combat terrible s'était engagé dans h désert entre le baffle féroce et la jument déjà blessée; celle-ci avait succombé; la terre était toute labourée et sanglante autour du cadavre ; le vainqueur était rentré dans ses balliers. '
En vain Anselme cbercha-t-il du regard quelque nouvelle armée de cavales à décimer ; les pâîurages étaient déserts comme les cbamps. -Tous les troupeaux étaient aux montagnes. Sans dangers tant que le soleil neutralise les miasmes flévreux, les Maremmes sont mortelles dès qnîl s'éteint, et il penchait déjà vers la mer. Asture était à plus de quinze milles encore , et la nuit , c'est-à-dire la mort allait surprendre et tuer les fugitifs.
Ils firent quelques milles à pied dans la métairie de Garocelle ; mais, affaiblie par son éTanouisseroent, Loysa me pot soutenir la marche , et fut obligée de s'arrêter. Anselme alors la prit dans ses bras , et fit un mille encore changé de son doux fardeau ; mais la lassitude le prit comme elle ; il tomba sous un pin , le même à l'ombre duquel avait expiré , trois jours auparavant , la jeune fille des montagnes , enterrée par les bannis sous les myrtes du Gonca.
ft Quoi ! s'écria Anselme avec indignation , non faudra-t-il donc mourir ici ? Destin railleur et féroce, ne nous as-tu donc arrachés à tant de périls que pour nous amener dans ces solitudes empoisonnées , que pour nous livrer sans défense aox vents morteb qui