‹ Rome souterraineChapitre 71 sur 113 · C. PQBLICIO. L. F. BIBVLO. ABD. PL. HOITORIS · texte numérisé non relu

C. PQBLICIO. L. F. BIBVLO. ABD. PL. HOITORIS

VIRTVTI8. CâVSSA. SKHATUS.

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MONVMENTO. QVO. IPflB« J>OSTiRRIQVB.

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LE SjâPUJLGRE DE HIBULUS. U

t Ce tombeau, reprît Marias, est celui d'un an*clen magisti'at de la république , un nommé Bibulus ; mais un magisti'at plein de vertu , plein d'honneur , comme dit rinscription , enfin comme on A*en voit plus. Il mérita si bien du public , il remplit si reli* gientement les devoirs de sa charge , que TKtat loi domia ce terrain pour lui servir de sépulture « à lut et à ses descendants. Mais remarquez bien ceci : ce fut par ordre du peuple , non du sénat , SENATVS CONSVLTO POPVLIQVE/F^^r; ce qui veut dire que le sénat on sacré-collége ne faisait que proposer, et que c'est le peuple qui ordonnait, car le peuple est souverain. Il le fut de tous temps à Rome, et de tous temps il nomma ses chefs. Il élisait déjà ses rois \ quand il les eut chassés , il y a de cela deux mille <|uatre cents ans , il élut ses consuls et ses tribuns , plus tard ses empereurs , puis ses évéques , et eoGn ses papes. Mais aujourd'hui le peuple romain n'est plus rien; ce n est qu'une bète de somme docile, qu'on charge à volonté. Il n'est bon qu'à suer jour et nuit pour payer la gabelle aï pour engraisser les robes rouges ; car les robes rouges boivent le sang du pauvre. Jadis maîtres du monde , vous ne possédez pas un pouce de terre. Les sangliers ont des bauges , les oiseaux de l'air ont des nids , et vous n'avejE pas, vous, les descendants des. maîtres du monde , vous n'avez pas un toit où reposer la tête. Et vous me demandez ce qu'on vous vole ! Demandez'^noi plutôt ce qu'on ne vous vole pas. An lieu de venir battra dss mains comme dès Ao^Uda devant

7tt ROME SOUTKRRilINE.

ce conclave , oà les cardinaux toos jouent et vous mystifient, alles-vous-en plotAt cacher votre honte et votre dëshonnenr an fond dn faubonrg ; allei filer comme des femmes , pnisque vons ne savez pas vous battre comme des hommes, i

La harangue dn Gracchns populaire fit sensation. On le laissa parler sans l'interrompre , et, quand il ^ eot fini , Taddée prit la parole.

c Bravo ! s'écria-t-il ; voilà qui est parler ! C'est ce que je leur disais devant Pasquin , le soir où nous jouâmes dn couteau avec les carabiniers. Oui , les robes rouges 'dévorent la substance du peuple romain, f Et s'approchaot de Marios : « Maître , lui dit*ti à l'oreille, il s'agit de quelque chose.... Vons m'entendez... Nous somme là. C'est moi qui tenais le bont de la corde le jour où l'on pendit au Cours le grand-înquisitenr Tortona.

— le compte sur toi dans huit jours , lui répondit Marios ; et , si vous niâtes pas des lâches , dans huit jours il y aura du neuf. Mes amis , continua-t-il en s'adressant aux autres d'une voix radoucie, songez à ce que vous fîktes , à ce que vous êtes et à ce que vous pouvez être encore , si vous voulez. Car , voyezvous, il ne s'agit que de vouloir. Vouloir, c'est pou* voir. Songez-y.

— Nous y songerons, maître, nous y songerons î « s'écrièrent en chœur toos les Trastévérins ; et descendant vers la place Saint-Marc, ils prirent la route de Saint-Pierre , où les appelait un nouveau spectacle

Marius descendit an Forum et prit la route des

Tbfinnes de Garacalla, où le proscrit de l'Aveiitiii atteadait le nom du souverain pontife.

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