‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 134 sur 247 · I. « Est homo non totus, médius sed piscis ab imo · texte numérisé non relu

I. « Est homo non totus, médius sed piscis ab imo

combes, il ne se voit qu'une seule fois avant Constantin, et une fois après ^ ; mais il faut se souvenir qu'on possède en tout trente inscriptions datées antérieures à Constantin, et que l'on en connaît jusqu'à treize cents postérieures à lui. Il se retrouve sur plus de cent inscriptions funéraires sans dates que des indices certains permettent d'attribuer aux trois premiers siècles. M. de Rossi considère comme démontrée la disparition totale de ce symbole au commencement du siècle. A la fin du iv^ il était déjà très-rare. Sur environ deux mille inscriptions chrétiennes de Rome, datées ou non datées, postérieures à Constantin, on trouve souvent la palme, la colombe, l'agneau, le monogramme, la croix, une seule fois le poisson. Dans la Gaule chrétienne, dont l'épigraphie, pour l'adoption comme pour l'abandon des formules et des symboles, retarde presque constamment d un siècle sur Rome, et dont les inscriptions, sauf un trèspetit nombre, sont postérieures au commencement du iv^ siècle, le mot IX0TC ou la ligure du poisson se trouvent très-rarement, sept fois sur les sept cent huit inscriptions recueillies par M. Le Blant

Quel était le sens de cet antique symbole } A cette question la pensée se reporte vers la parabole évangélique dans laquelle Jésus compare le royaume des cieux à un filet jeté dans la mer et retiré plein de poissons ; on se souvient de la parole adressée à Simon et à André : « Venez, je vous ferai pécheurs d'hommes. » Ce souvenir des allusions évangéliques occupe en effet une assez grande place dans l'art et la liturgie des premiers siècles^; mais telle n'est pas l'idée

1. En 234 et en 400. Dans riiiscriptioii de 234, l'ancre et le poisson sont gravés ensemble.

Page 1