‹ Rome souterraine (volume 2)Chapitre 182 sur 247 · Planche VI · texte numérisé non relu

Planche VI

voyait toujours dans la représentation de ce sujet une figure du sacrement de Pénitence, un souvenir de ce paralytique de Capharnailm à qui Jésus dit : u Aie confiance, tes péchés sont remis. )> Ce miracle de TEvangile est cité de même dans les constitutions apostoliques comme un symbole du sacrement de Pénitence. Sur la muraille de notre cubiculum^ entre les images du Baptême et les images voisines de l'Eucharistie, une allusion à de nouvelles souillures, et à la nécessité de recouvrer la grâce baptismale déjà perdue, semble peu en harmonie avec un ensemble de décorations où tout parle d'innocence et de paix, peu en harmonie surtout avec les mœurs et la discipline de la primitive Église, où, loin de faire de la pénitence le prélude nécessaire de l'Eucharistie, on administrait ordinairement celle-ci aux nouveaux baptisés, écartant bien loin l'idée qu'ils pussent jamais perdre ensuite la vie surnaturelle reçue dans les deux sacrements, a Nous parlons des pardons de Dieu, dit un écrivain du m'' siècle, non à ceux qui jouissent de la grâce, mais aux malheureux qui l'ont perdue; nons révélons ce secret, non avant le péché, mais après le péché ^. » La conjecture du P. Marchi ne peut donc s'appliquer ici : il n'est pas probable que, dans une chapelle de cette époque, on ait représenté le sacrement de Pénitence comme l'anneau reliant le Baptême et l'Eucharistie. Nous croyons que tous les sujets de la muraille de gauche appartiennent au symbolisme de l'eau et font allusion au Baptême, comme ceux de la muraille voisine ont l'Eucharistie pour objet. La figure du paralytique se rapporte ici, non au miracle de Capharnaiim, mais à celui opéré par les eaux de la piscine de Bethsaïda, que Tertullien, Optât - et d'autres écrivains ecclésiastiques ont interprété comme figurant les eaux salutaires du Baptême.

Nous passons maintenant aux trois sujets peints sur la muraille qui fait face à la porte. Ils forment un groupe

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