I. Page 414 II est marqué ke^ dans le plan général
ne portaient pas avec eux quelque moyen de mettre la dernière marche en communication avec le sol. Dans aucune des galeries unissant le cimetière et V arenariiim on ne rencontre d'arcosolia : l'introduction de cette sorte de tombe est le signe d'une période postérieure à celle que nous étudions.
Nous venons de voir les limites primitives de Varea transgressées pour établir une communication entre l'arénaire et la catacombe. La protection des lois ne s'étendant plus aux cimetières chrétiens, il n'y avait plus de motifs pour que ceux-ci observassent les bornes légalement établies; et, comme les arece qui s'étendent de chaque côté de la petite voie Appio-Ardéatine appartenaient déjà à l'Eglise, celle qui nous occupe, la plus importante de toutes les propriétés de la communauté chrétienne, fut agrandie par 1 Tannexion des arece voisines, de manière à ne plus former I avec elles qu'une seule nécropole. La première area ainsi ! annexée est celle située du côté opposé de la voie, et marquée V sur la carte générale. Le plan ci-joint (fig'. 59, page 432), dessiné sur une échelle de représente cette area dans ses I conditions actuelles : ses dimensions sont en partie détermii[ nées par la galerie S, et elle occupe un carré de 150 pieds l romains sur 125. Elle communiquait d'abord avec Varea
!de sainte Cécile par la galerie S ; mais quand la suite de marches, dont la trace est encore visible, qui conduisait de la galerie Q dans cette dernière, eut été détruite à la suite de travaux postérieurs, une nouvelle entrée fut pratiquée à travers le cubiculum A^ dans a, qui devint le principal t ambulacrum de cette seconde area. La particularité la plus frappante de celle-ci est le groupe des vastes chambres a^^ a'^^ a'', a% a'^^ qui s'ouvrent des deux côtés de l'am- ' bulacre a. C'est là, évidemment, le noyau primitif, le point central de l'hypogée ; et, comme les arcosolia qu'ils contiennent maintenant sont garnis d'un stuc très-inférieur à celui qui couvre les voûtes, nous croyons volontiers, avec M. de Rossi, que ces cubiciila n'avaient point été creusés à l'origine dans un but funéraire, mais étaient de simples
Fig. ^9. Quatrième période. Union avec une seconde area.
5. Les parties ombrées représentent la maçonnerie souterraine , les parties noires représentent deux édifices élevés le long de la voie Appio- Ardéatine, et des luminaires. Le cubiculum fl3 contient le sarcophage de saint Melcliiade. — Pour la description détaillée, voir à l'Appendice, note F.
caves, que, pendant la persécution, le propriétaire chrétien du vignoble qui s'étendait au-dessus mit à la disposition de l'Église pour y tenir ses assemblées. L'entrée primitive fut plus tard transformée en luminaire, d'autres vastes liiminaria furent ouverts, et les chambres furent garnies de bancs en marbre, qui existent encore^. Une fois réunie au cimetière par les galeries S et Varea fut peu à peu remplie de galeries et de chambres, des lociili y furent creusés partout, et les arcosolia qui se rencontrent fréquemment dans ses diverses parties nous obligent à rapporter ces constructions postérieures à la dernière période des excavations. M. de Rossi pense que Tédifice à trois absides qui est situé à la limite sud de Varea est une des fabricœ construites par saint Fabien
Les arcosolia sont le signe distinctif de la quatrième période des excavations. Ils sont fréquemment décorés de marbres. La présence des arcosolia permet d'attribuer à cette période les cubicula H\P%Q^ (fië- P- 434) '•> à la même époque la construction du cubiculum nécessita la démolition de l'escalier qui conduisait de la galerie Q à la galerie S. Les galeries et les chambres appartenant à cette période renferment un très -grand nombre à' arcosolia] beaucoup des cubicula sont ornés à la fois de marbres et de peintures, qu'on ne voyait jamais réunis dans les décorations de l'époque précédente.
Nous arrivons maintenant à une cinquième période, qui a laissé des traces encore visibles dans presque toutes les parties de Rome souterraine. L'histoire nous a appris que dans la dernière persécution soufferte par l'Eglise sous Dioclétien , non-seulement l'entrée des cimetières était interdite aux iîdèles, et on les y poursuivait quand ils osaient contrevenir à l'édit, mais encore les cimetières euxmêmes furent confisqués, et leur propriété donnée à des païens ^. Afin de prévenir la profanation des tombes saintes,