I. Orat, Constant, ad cœt. sanct
a. De civ. /?«.^XV1II, 23. Nous savons par Cicéron {de Divin,, II, 54) que les acrostiches étaient un des caractères distincdfs des vers sibyllins.
3* Dans l'original, les initiales des vers suivants donnent le mot 2TA'rP0C, Croix. Autrefois TÉglise de France chantait ces vers le jour de Noël avec la plus grande solennité possible. — Martene, deAnt. EccL Rit.^ lib. IV, c. XII.
qiies pour leurs chefs ou leurs héros avec les lettres initiales de plusieurs noms ou des divers mots composant une légende, une devise. Le nom de Machabée, par exemple, fut, dit-on, formé de la première lettre de chacun des mots composant la devise favorite de Judas Machabée : « Qui est comme toi parmi les forts, ô Seigneur* ? »
Que récole d'Alexandrie soit la source de l'acrostiche cité plus haut, ou que cet acrostiche, au contraire, ait suggéré, probablement à des Alexandrins, la pensée de faire du Poisson le nom secret du Christ, toujours est-il qu'une fois un sens mystique attaché à ce mot, il fut promptement accepté par TEglise entière. Il devint un signe de reconnaissance, une fessera sacrée renfermant sous une forme claire et concise tout l'abrégé des croyances chrétiennes, une profession de foi à la double nature, à Tunité personnelle, à la mission rédemptrice du fils de Dieu. « On trouve en ce seul mot, dit Optât, dans le petit nombre de lettres qui le compose, toute une multitude (turbam) de noms sacrés *. » Saint Clément le recommande aux chrétiens de son temps comme un des emblèmes les plus propres à être gravés sur un cachet '. Origène parle simplement, sans
1. Exod.^ XV, II. Voir Grotius, Critlc, Sacr,^ t. III, 2695. L'interprétation, dans répftre de saint Barnabe, du nombre 318 représentant les serviteurs nés à Abraham dans sa maison (Gen.^ xiv, 14), est un autre exemple de même sorte. Voir, dans les Mélanges d'ArchtologUj I, p. 191, un très-intéressant article du P. Cahier sur les combinaisons de lettres et de nombres cabalistiques : voir surtout p. 199, note i.