‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 131 sur 228 · I. De Baptismo · texte numérisé non relu

I. De Baptismo

a. Loc, cit,

3, Ou l'auteur anonyme du livre de Promiss, et prœdie. Deij publié dans ses œuvres, II, 39.

l'origine est demeurée obscure, le poisson accepté comme le signe conventionnel du Christ par toute l'antiquité chrétienne. Ce point bien compris nous donne la signification de ces petits poissons d'ivoire, de cristal, de nacre de perles^ d'émail, de pierres précieuses, que Ton a trouvés en grand nombre dans les tombeaux des catacombes *. Quelques-uns ont la tête percée d'un trou afin de pouvoir être suspendus au cou. Un porte gravé sur son dos le mot SOCAIC, sois notre Sauveur. Sur une pierre tombale, enlevée à un sépulcre païen et employée à clore un loculus^ on ne jugea pas nécessaire d'effacer la première épitaphe, on se contenta de graver grossièrement l'image d'un poisson, signe sufiisamment clair de la fi)i du chrétien dont elle devait fermer désormais le tombeau.

Le poisson n'est pas toujours représenté seul. Il entre souvent dans une combinaison de plusieurs symboles chrétiens, jouant chacun le rôle d'un mot dans une phrase. Le sens que la raison est conduite à donner dans ce cas aux divers symboles ainsi réunis est toujours en un rapport exact avec celui que les textes et les monuments attribuent à chacun de ces symboles isolés. Le rapprochement, en laissant à chacun d'eux sa signification propre, les éclaire, les complète, les féconde l'un par l'autre, et leur permet d'exprimer plusieurs idées liées ensemble: nous avons déjà vu dans l'épitaphe de Faustinianus {fig> 14, p. 26^) un intéressant exemple de ces combinaisons symboliques. De tous les signes d'idées employés dans le langage primitif de l'art chrétien, le poisson t%t celui qui se trouve le plus rarement seul. Plus des deux tiers des monuments qui le représentent le montrent uni avec d'autres symboles. Quelquefois il nage à côté d'un navire. Trois ou quatre fois on le voit portant un navire sur son dos, et cette combinaison suggère naturellement l'idée du Christ soutenant son Église. Beaucoup plus souvent — sur plus de vingt épitaphes, sans parler des gemmes, sur lesquelles les deux symboles sont presque inséparables —

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