‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 143 sur 228 · I. Allegranza, Monum, antichi ii Milano^ P · texte numérisé non relu

I. Allegranza, Monum, antichi ii Milano^ P

ments, éveille les idées : sa mission n'est pas d'enseigner. Pour exprimer les vérités dont son cœur était plein, l'artiste chrétien employait les formes artistiques les mieux appropriées, formes qu^il empruntait souvent, avec les couleurs et le cadre de son œuvre, aux paraboles évangéliques : de telles peintures ravivaient et fortifiaient chez les fidèles l'idée qu'elles avaient pour but de rendre sensible : elles enseignaient ainsi, mais d'une manière indirecte, inconsciente.

Parmi les paraboles et les figures évangéliques , celle de la vigne et des raisins paraît avoir été en usage dès le premier siècle * . Nous en avons sans doute un exemple dans la grande et gracieuse vigne du cimetière de Domitille {Jig. 9, p. pp). Les petits génies ailés, si souples et si naturels, qui jouent parmi ses branches, ne sont nullement en contradiction avec le sens chrétien et figuré de cette importante peinture. On a voulu voir en eux soit des anges, soit l'image emblématique de la race humaine ; nous croyons qu'il ne faut pas aller chercher si loin le sens de ces charmants accessoires. Ce sont des ornements dessinés dans une intention purement décorative, selon le mode classique, c'est un souvenir de l'école artistique d'où est sortie la peinture chrétienne, et dont elle conserva longtemps les habitudes, les formules, le tour d'imagination et de goût*.

La parabole des vierges sages et des vierges folles a été

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