‹ Rome souterraine (volume 3)Chapitre 144 sur 228 · Pitra, Spicil. SoUsm.j II · texte numérisé non relu

Pitra, Spicil. SoUsm.j II

2. Représentations de la vigne dans Tart chrétien primitif : V s'ùcUj crypte de Domitille ; ii* sikcU^ crypte de saint Janvier, au cimetière de Prétextât; cuhiculum découvert par Bosio sur la voie Latine, où au centre de la voûte représentant des vignes chargées de raisins et d'enfant» paraît le Bon Pasteur; m* sihîe^ voûte d'un escalier du cimetière de Trason, ornée de raisins et de pampres, en stuc; cuhiculum du cimetière de Calliste ; arcosolium du cimetière de Domitille décrit par Bosio, et par lui faussement attribué au cimetière de Calliste; sarcophage du musée de Latran , trouvé dans un des oratoires construits au-dessus du cimetière de Prétextât; iv* siicle, beaucoup d'exemples, dont les plus connus sont les mosaïques de Santa-Costati^ et le sarcophage de Junius Bassus.

vue par Bosio dans un cubiculum du cimetière de Sainte- Agnès, ou plutôt, dans cette fresque, les vierges sages paraissent seules, représentées deux fois. La parabole tout entière, les AÎerges sages à la droite dît divin fiancé, les vierges folles à sa gauche, a été découverte récemment dans les fresques d'un cubiculum du cimetière de Saint-Cyriaque; cette représentation, bien postérieure à la première, appartient au IV* siècle*. Les unes et les autres tiennent dans leurs mains non des lampes, comme le veut le texte évangélique, mais des torches, selon l'usage romain.

Sur une pierre tombale conservée au musée Kircher, on voit l'image d'un homme qui, la tunique relevée^ jette au loin des semences. Est-ce une allusion à la parabole du Semeur? Peut-être, et c'en est alors le seul exemple connu; peut-être aussi a-t-on simplement voulu représenter l'image du défunt, et rappeler les occupations de la vie rurale.

La parabole du Bon Pasteur ne saurait être l'objet d'aucune incertitude. Et cependant Raoul-Rochette a fait, à propos de ce type, un tel déploiement d'érudition païenne, il a cité tant de Mercures Criophores, de faunes, de bergers, de jeunes gens portant un agneau, une brebis ou un bouc, que Ton ne sait plus, en le lisant, si le Bon Pasteur Q%t un sujet d'origine chrétienne, ou si ce n'est pas simplement une figure pittoresque, un groupe d'un mouvement heureux emprunté par les chrétiens aux traditions de l'art païen plutôt qu'aux discours évangéliques. En y regardant de plus près, cependant, on reconnaît que les scènes pastorales peintes dans la tombe des Nasons et sur d'autres monuments antiques ont très-peu de points communs avec les peintures prétendues analogues de nos catacombes. Quelquefois, mais très-rarement, on voit dans les fresques des sépulcres païens un berger dansant, portant un agneau ou un bouc sur ses épaules. Nous ne connaissons à Rome qu'une seule figure de ce genre qui puisse être rapprochée* du Bon Pasteur

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