Ibid.^t. Il, p
i86 ROME SOUTERRAINE.
NOC, se plaçant, par la date, entre la fin du ii« siècle et le commencement du III^ Après avoir eu sous les yeux la preuve matérielle qu'un descendant de Pomponia Grascina fut enseveli dans le cimetière de Calliste, il semble impossible de ne pas accorder, en présence des probabilités et des convenances historiques qui se pressent de toutes parts, une foi presque entière à la belle conjecture de M. de Rossi.
Nous compléterons ces notions généalogiques relatives à la crypte de Lucine, quand nous expliquerons pourquoi le pape Corneille fut enterré dans cette area, vers le milieu du iii^ siècle, au lieu de Têtre dans la chapelle réservée aux papes. Les travaux auxquels donna lieu la sépulture de saint Corneille modifièrent notablement l'architecture intérieure de la crypte, amenèrent des excavations nouvelles et même des changements de niveaux. Avant le iii^ siècle, la crypte de Lucine contenait déjà deux étages de galeries. L'étage supérieur ne représente pas, en étendue, la sixième partie de celui qui est creusé au-dessous de lui. Cette inégalité provient de la disposition des lieux. L'étage supérieur est peu profond, il ne s'enfonce qu'à cinq mètres au-dessous du sol extérieur, et comme le versant de la colline, à cet endroit, est très-rapide, ses galeries, si elles se prolongeaient un peu loin, courraient risque de déboucher en plein air. Les marques caractéristiques de la crypte de Lucine sont d'abord une certaine unité de plan dans la forme et la décoration des voûtes, puis la hauteur extraordinaire des galeries, et enfin l'existence assez fréquente de chambres étroites et carrées qui , au lieu de s'ouvrir l'une en face de l'autre de chaque côté d'une galerie, s'ouvrent l'une dans l'autre du même côté. La plupart de ces chambres sont ornées de peintures d'un très-ancien style. La forme du sepolcro a mensa ^ est très-usitée dans cette area ; en revanche, celle de V arcosolium y est très-rare : on n'y trouve que deux arcosolia, et les galeries dans lesquelles ils