Ado, Mart y roi., die 22 nov
reurs Marc-Aurèle ci Commode^ passa est autem beata virgo Marci Q/lurelii et Commodi imperatorum temporibuSj mais il ajoute qu'elle reçut la couronne du martyre sous le pontificat d'Urbain : or le pape Urbain est de cinquante ans postérieur au règne de Marc-Aurèle. L^inconséquence d'Adon nous fournit cependant un premier trait de lumière. Pour tixer ainsi le martyre de sainte Cécile à l'époque où Marc-Aurèle avait associé Commode à Tempire, quand tous les autres martyrologes se contentent de dire qu'elle souffrit sous le pape Urbain, il faut qu'il ait tiré cette date de quelque ancien document, peut-être d'actes de sainte Cécile antérieurs à ceux rédigés au v* siècle, et qu'il Fait copiée naïvement, littéralement, sans se rendre compte de la contradiction et de l'anachronisme qu'il introduisait par là dans son récita Or, si l'on admet que notre sainte souffrit sous Marc-Aurèle et Commode, toutes les invraisemblances des actes que nous possédons disparaissent. Marc-Aurèle et Commode étaient ennemis déclarés du nom chrétien ; sous leur règne la persécution sévit cruellement, et les refus de sépulture ne furent pas sans exemple. Chose remarquable, la sentence que l'auteur des actes met dans la bouche du préfet Amachius est tirée mot pour mot d'un rescrit rendij par les deux empereurs en 177, et cité dans l'admirabj^ lettre des Églises de Lyon et de Vienne qu'Eusèbe nousj^ conservée-. Voici le texte de la sentence : Domini nostfi invictissimi principes jusserunt ut qui se non negaveririt esse christianos puniantur, qui vero negaverint diniijf tantur^ « nos seigneurs les invincibles princes ont ordonné que ceux qui ne renieront pas la qualité de chrétiens sjok^t punis, ceux qui la renieront renvoyés absous. » Voici n^gijir tenant le texte de l'édit : toù; j/iv àT:oTU|i.7ravt(jG7i'vai* si^eTivsç
1. Adon, qui écrivait au ix*" siècle, déclare, dans la préfacé )de son martyrologe, qu'il a rassemblé de toutes parts des manuscrits des actes des martyrs, collecti undecumque passionum codices^ et qu'il ofïîje g^iusi a ses contemporains compendiosam lectionem atque in parvo codicUlo m^d muho lahore alii per plures codices exquirunt. .'wJii ii:jp