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2. Le couvercle de ces sarcophages était parfois garni d'un ou plusieurs anneaux de bronze, qui permettaient au prêtre de le tirer un peu en avant à la façon d'un rayon mobile de bibliothèque. Il en était ainsi dans Y arcosolium hisomum découvert en 1850 dans la crypte ornée de peintures évangéliques du cimetière de Prétextât (voir plus haut, pages 116 et 236, note i), dans un sarcophage de marbre trouvé en 1861 près de la basilique de Saint-Laurent, et dans un fragment de mensa provenant du premier étage du cimetière de Calliste et recueilli en 1864. — Roma sotterranea^ t. I, p. 285.

saint Corneille, et les particularités architectoniques de la galerie dans laquelle il est construit, on reconnaît que cette portion de crypte fut creusée à un niveau plus bas que celui des galeries environnantes, et un peu après elles. Les pilastres placés de chaque côté du sépulcre bloquent des tombes plus anciennes. Dans une partie de la galerie, les loculi s'élèvent jusqu'à une hauteur extraordinaire, inaccessible maintenant, ce qui prouve bien que le sol primitif a été considérablement abaissé. On voit même, assez haut dans la muraille, la trace de l'ouverture murée d'une galerie, qui couperait perpendiculairement celle où nous sommes, mais déboucherait en l'air aujourd'hui.

Les pilastres dont nous venons de parler étaient revêtus de très-beau stuc, ainsi que les parois intérieures du tombeau de saint Corneille. Les arcs-boutants construits par saint Damase pour assurer la solidité de la crypte et du lucernaire sont également garnis de stuc, mais beaucoup plus récent et d'une moins belle qualité.

Au-dessus et au-dessous de l'ouverture du tombeau, on voit, restés adhérents au mur, plusieurs morceaux de marbre, sur lesquels se lisent encore quelques lettres. Ces lettres ont fait partie d'importantes inscriptions. Celle qui surmontait l'ouverture était évidemment l'œuvre de Damase. Les lettres de l'inscription inférieure, quoique se rapprochant beaucoup du type damasien, présentent cependant quelques variantes, suffisantes pour justifier la conjecture, émise par M. de Rossi, qu'elles furent exécutées par le même calligraphe qui, volontairement, introduisit de légères altérations dans le type consacré, pour indiquer une inscription n'appartenant pas à la nombreuse catégorie des monuments damasiens, et composée par un autre que ce pontife. De l'inscription supérieure, huit ou dix fragments subsistent encore, et nous donnent la dernière moitié de sept vers hexamètres. L'inférieure, qui formait quatre vers, était écrite en lettres beaucoup plus grandes : il n'en reste plus que deux fragments, contenant la première lettre du premier vers, rien du deuxième, les deux premières lettres du troisième, les

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deux premières lettres et l'extrémité inférieure des six dernières lettres du quatrième.

Essayer de rétablir sur d'aussi frêles données ces deux inscriptions paraît au premier abord une entreprise chimérique. M. de Rossi l'a tenté cependant, et le résultat de ses efforts touche, d'aussi près que possible, à la vérité ou au moins à la vraisemblance historique. Nous ne pouvons reproduire ici l'intéressante narration qu'il a donnée luimême de ses tentatives, d'abord infructueuses, d'une première conjecture suivie, puis abandonnée, et enfin de l'heureuse inspiration qui dissipa tous les nuages, et lui fournit la clef longtemps cherchée ^ Nous nous contenterons de reproduire les deux épitaphes telles que croit pouvoir les restituer le savent archéologue. La différence des caractères imprimés permettra au " lecteur d'apprécier, d'un coup d'oeil, la partie absolument authentique et la partie conjecturale de l'une et l'autre inscription. Pour juger sainement le degré de probabilité de cette dernière partie, il devra se rappeler deux choses : en premier lieu, que les inscriptions contemporaines de saint Damase étaient toujours gravées avec une telle exactitude, une précision si mathématique, que le nombre des lettres existantes, et la mesure de l'intervalle qui les sépare, fixent d'avance le nombre des lettres dont la restitution peut disposer, et resserrent, par conséquent, dans des bornes très-étroites le. domaine de l'hypothèse ; en second lieu, que le pape Damase avait l'habitude de répéter souvent, dans les épitaphes qu'il composait, les mêmes expressions, les mêmes tours de phrase, les mêmes bouts de vers, et que M. de Rossi, en restituant les inscriptions qui nous occupent, s'est servi de plusieurs formules ainsi reproduites, en maintes circonstances, par Damase lui-même. Si l'épitaphe suivante — restitution de celle qui occupait la partie supérieure du tombeau de saint Corneille — avait été découverte dans quelque ancien manuscrit,

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