‹ Rome souterraineChapitre 161 sur 338 · Bullettino di arch. cris t. ^ 1863, p · texte numérisé non relu

Bullettino di arch. cris t. ^ 1863, p

20THP, Poisson Sauveur K Sur une autre pierre enlevée à un sépulcre païen et employée à clore un loculus, on ne jugea pas nécessaire d'effacer la première épitaphe, on se contenta de graver grossièrement l'image - d'un poisson, signe suffisamment clair de la foi du chrétien dont elle devait fermer désormais le tombeau.

Le poisson n'est pas toujours représenté seul. Il entre souvent dans une combinaison de plusieurs symboles chrétiens, jouant chacun le rôle d'un mot dans une phrase. Le sens que la raison est conduite à donner dans ce cas aux divers symboles ainsi réunis est toujours en un rapport exact avec celui que les textes et les monuments attribuent à chacun de ces symboles isolés. Le rapprochement, en laissant à chacun d'eux sa signification propre, les éclaire, les complète, les féconde Tun par l'autre, et leur permet d'exprimer plusieurs idées liées ensemble : nous avons déjà vu dans l' épitaphe de Faustinianus (fig. 14, p. 2^6) un intéressant exemple de ces combinaisons symboliques. De tous les signes d'idées employés dans le langage primitif de l'art chrétien, le poisson est celui qui se trouve le plus rarement seul. Plus des deux tiers des monuments qui le représentent le montrent uni avec d'autres symboles. Quelquefois il nage à côté d'un navire. Trois ou quatre fois on le voit portant un navire sur son dos, et cette combinaison suggère naturellement l'idée du Christ soutenant son Eglise. Beaucoup plus souvent — sur plus de vingt épitaphes, sans parler des gemmes, sur lesquelles les deux symboles sont presque inséparables— le poisson est dessiné à côté de l'ancre : il semble qu'on lise alors, aussi clairement que s'ils étaient écrits au-dessous (ce qui a lieu quelquefois), les mots SPES IN CHRISTO, SPES IN DEO, SPES IN DEO CHRI- ST O. Souvent aussi le poisson est figuré près de la colombe. On le trouve ainsi plus de vingt fois : nous avons déjà vu que cet oiseau portant dans son bec une branche d'olivier est une traduction de la plus fréquente des anciennes épitaphes :

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