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4. Roma sotterraneuj t. II, p. 325, et tav. XLIX, 26. — Lupi a vu sur un autre marbre un semblable navire chargé de deux amphores. Opère postume^ t. I, p. 201 et sq.
symbolisme archaïque qui accompagne et complète le laconisme des inscriptions primitives va ainsi décroissant à mesure que se développe et s'enrichit le formulaire de l'épigraphie chrétienne.
Un des points les plus délicats dans la chronologie des S3^mboles chrétiens primitifs est la détermination de l'époque oii soit la croix, soit le monogramme du Christ, furent représentés sur les tombeaux des catacombes.
Rien, dans les catacombes, n'est plus rare que la représentation de la croix. Elle n'y apparaît qu'à la dérobée, dissimulée sous quelque autre symbole. L'ancre coupée par une barre transversale {fig. 14, p. 2^6) en est un exemple. Le trident, souvent représenté près du poisson, est encore une secrète image de la croix. Quelquefois le poisson est représenté attaché au trident, comme dans une fresque du cimetière de Calliste ^ : pour un œil initié, c'était presque l'équivalent de notre crucihx. Les sujets les plus vulgaires en apparence fournissaient aux chrétiens des occasions détournées de dessiner la croix. Ils la voyaient dans les mâts des navires, et disaient avec Minucius Félix : « Les navires nous offrent l'image de la croix, quand ils voguent les voiles gonflées et glissent les vergues tendues - ; » une peinture du cimetière de Calliste, relative à l'histoire de Jonas, représente un petit mât en forme de croix érigé à la poupe du navire d'où se jette le prophète ^ Minucius Félix nous apprend encore que « le timon d'une voiture, dressé en haut, était une image de la croix ^. « On connaît des pierres chrétiennes sur lesquelles est gravé, sans doute en souvenir de la profession du mort, une voiture dont le joug, relevé et coupé par une barre transversale, présente une forme
1. Roma sotterraneaj t. Il, tav. xv, n" 5. Cf. Bullett. di arch. crist., 1870, p. 50-70, et tav. IV, n»* 6, 7, 8.
2. Signum sane crucis naturahter visimus in navi, quum velis tumentibus vehitur, quum expansis palmulis labitur...