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I. Roma sotterranea, t. I, 2* partie, p

superposés d'une cabine de navire. Chaque niche était destinée à recevoir un ou plusieurs corps. De place en place cette suite de niches est coupée par une porte, qui donne accès dans une petite chambre; les murs de ces chambres

Fig. I. — Galerie de catacombe.

sont ordinairement percés de tombeaux, comme les galeries.

Tels étaient, tels sont encore les premiers cimetières chrétiens de Rome. Leur origine date des temps apostoliques, et quoique, à partir de Tannée 312, Tusage des cimetières sub dio Tait emporté, on ne cessa tout à fait d'y enterrer que vers 410, date de la prise de Rome par Alaric. Au nie siècle TÉglise de Rome possédait vingt-cinq ou vingt-six cimetières souterrains : chacun d'eux correspondait à un titre ou paroisse de la ville. Outre ces grands

cimetières, on en connaît vingt autres de petites dimensions, composés de quelques galeries auxquelles la tombe d'un martyr servait de centre, ou consacrés à la sépulture d'une famille.

Les cimetières chrétiens furent à l'origine des propriétés privées ; plus tard seulement ils eurent pour propriétaire l'Eglise elle-même. Les premières catacombes ont été creusées dans les jardins ou les villas de riches Romains qui avaient embrassé la foi du Christ et consacré leur fortune à son service. Les' plus anciennes portent encore le nom du propriétaire sous le terrain duquel elles s'étendaient : ainsi la crypte de Lucine, qui vivait du temps des apôtres, et les cimetières d'autres Lucines, qui vécurent dans les deux siècles suivants ; le cimetière de Priscille, également comtemporaine des apôtres; celui de Flavia Domitilla, nièce de Vespasien; de Commodilla, propriétaire d'un terrain sur la voie d'Ostie ; de Prétextât, qui avait consacré à la sépulture des chrétiens un vaste emplacement sur la voie Appienne ; de Pontien, dont le domaine était sur la voie Portuensis; les trois cimetières des Jordani, de Trason, de Maximus, situés sur la voie Salaria Nova. D'autres catacombes ont gardé le nom des membres du clergé qui en eurent l'administration : ainsi la célèbre catacombe de Saint-Calliste sur la voie Appienne, et celle de Saint-Marc sur la voie Ardéatine. D'autres prirent, soit immédiatement, soit après la paix de l'Église, le nom des principaux martyrs dont elles abritaient le tombeau; celle, par exemple, des saints Hermès, Basitla, Protus et Hyacinthe, sur la voie Salaria Vêtus. Des particularités locales, des accidents de situation, la dénomination populaire du lieu où elles étaient creusées, suffirent parfois à désigner des catacombes : ainsi le cimetière appelé ad catacumbaSy sur la voie Appienne; celui ad duos lauros, sur la voie Labicane ; Pontiani ad ursum pileatum^ sur la voie Portuensis ; ad septem columbas^ sur le Clivus Cucumeris.

Il est aujourd'hui reconnu par tous ceux qui ont examiné de près les catacombes qu'elles furent destinées à la sépul-

ture et aux assemblées religieuses des seuls chrétiens. Les découvertes modernes ont également démontré qu'elles furent originairement creusées dans ce but. Personne ne voit plus

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