Rom.j I
4. Merivsdej H Lstory of the Romans under the empire ^ VII, 308. Cf. VI, 436 et seq.
5". I Cor,j I, 26.
que ne l'indiquent les documents de l'histoire ecclésiastique. Ces documents, et même les récits légendaires, si riches en renseignements de toute sorte, demeurent, sur ce point spécial, bien au-dessous de la vérité. Nous ne savons rien de ces chrétiens « de la maison de César * » que saint Paul saluait avec tant de distinction. Un consul, un parent de l'empereur Domitien, Flavius Clemens, scella sa foi de son sang : nous ne connaissons presque rien de lui en dehors du fait de son martyre. On n'a sur le sénateur Apollonius, martyrisé sous Commode, d'autres renseignements que les quelques mots écrits par Eusèbe un siècle et demi après les faits, et si loin des lieux où ils se passèrent. Une ancienne inscription en vers a été trouvée, célébrant la mémoire d'un patricien nommé Liberalis, qui occupa la plus haute charge de l'Etat et donna sa vie pour la foi ^ : c'est le seul vestige qui demeure d'une existence qui fut sans doute illustre selon les hommes et précieuse devant Dieu. Récemment encore on a découvert des inscriptions relatant la sépulture, par les soins de leurs maris, de nobles dames romaines de rang sénatorial (clarissimœ). Elles avaient été inhumées dans les humbles loculi d'une des plus anciennes parties d'un cimetière chrétien ^ Les Philosophumena^ retrouvés il y a peu d'années, sont le seul document chrétien qui mentionne le fait, rapporté par Dion, de la conversion probable au christianisme de Marcia, concubine de Commode*. TertuUien lui-même,
T. Philipp., IV, 22.