Quatnvis patricio clarus de gerrnine consul
Inlustres trabeas nobilitate tuas, Plus tamen ad merituni crescit quod morte beata
Martyris effuso sanguine nomen habes. — Gruter, 1171, 9, ii72, 6.
3. Roma sotterranea^ t. I, p. iio. — Bull, di arch. crist.j 1866, p. 25.
4. Dio Cassius, Hlst.^ LXXII, 4. — Pliilosophum.^ IX, 12. L'auteur des Plnlosophumena lui donne l'épithète de cpiXo'ôeo;, et dit qu'en protégeant les chrétiens elle voulait faire une bonne œuvre, Ippv n à-j-aôôv èp'Yaoxaôai. — Cf. de Witte, du Chris nanisme de quelques impératrices romaines^ dans les Mélanges d'Archéologie des PP. Cahier et Martin, t. III, p. 165 ; de Rossi, Bullett. di arch. crise. ^ 1866, p. 6.
écrivant au commencement du iii« siècle, nous dit bien que Septime Sévère protégea contre la rigueur des lois des sénateurs chrétiens et leurs femmes^; mais il ne nous apprend ni combien ils étaient, ni quels étaient leurs noms, détails qu'il serait aujourd'hui si intéressant de connaître. Le seul renseignement qu'il nous donne, c'est cette éloquente parole jetée comme un défi en face du monde païen : « Nous ne sommes que d'hier, et nous remplissons tout, vos villes, et jusqu'à votre sénat et au palais de votre empereur"^. »
A quoi doit-on attribuer cette pénurie de documents sur les plus illustres chrétiens?^ Sans doute à deux causes- D'une part, Dioclétien, pendant la dernière et la plus terrible persécution, ordonna la destruction de tous les registres appartenant aux églises. Que de beaux noms, que de nobles mémoires périrent alors pour la postérité chrétienne î D'autre part, il n'y avait peut-être ni dans la nature, ni dans les dogmes, ni dans les pratiques du christianisme rien qui dût attirer d'une façon particulière l'attention des annalistes païens, en général peu curieux des secrets de la conscience et de l'histoire cachée des âmes. Nous savons cependant par Eusèbe ^ que quelques-uns l'étudièrent et en parlèrent, mais leurs ouvrages ne nous sont pas parvenus. En présence de la rareté des documents chrétiens et païens, on désespérerait vraiment d'avoir jamais l'histoire exacte des premiers siècles de l'Église chrétienne, si les découvertes de l'archéologie ne venaient chaque jour lui restituer quelque chapitre ou quelque nom perdu.
Si, en dehors de l'archéologie, nous possédons un petit nombre de renseignements sur les plus nobles convertis des premiers siècles, nous n'avons pu, bien souvent, les recueillir qu'en interprétant, en comparant, en lisant, en quelque sorte, entre les lignes certains textes obscurs des écrivains païens.