C. dit : D'une conscience pure et d'une foi non feinte
A. dit : Ne sais-tu pas quel est mon pouvoir ?
C. dit : Tu ne sais pas quel pouvoir tu as ; car si tu m'interroges sur ton pouvoir, je te montrerai avec évidence quel il est.
A. lui dit : Dis-moi ce que tu sais.
C. lui dit : La puissance de l'homme est semblable à une outre remplie de vent, etc.
Le préfet A. dit : D'où te vient cette audace dans tes réponses?
Sainte Cécile dit : D'une conscience pure et d'une foi non feinte.
A. dit : Ne sais-tu pas quel est mon pouvoir?
La bienheureuse Cécile dit : Et toi, ne sais-tu pas de qui je suis la fiancée?
A. dit : De qui?
Sainte C dit : De Notre - Seigneur Jésus-Christ.
A. dit : Je sais que tu es V épouse de Valérien.
Sainte Cécile dit : O préfet, tu ne sais pas toi-même quel pouvoir tu as; car situ m'interroges sur ton pouvoir, je te montrerai avec évidence quel il est.
A. le préfet lui dit : Si tu sais quelque chose, dis-le-moi. J'éprouverai un grand plaisir à entendre un discours de ta bouche.
Sainte C. dit : En proportion du plaisir que tu éprouveras, tu seras jugé. Cependant, écoute. La puissance de l'homme est semblable à une outre remplie de vent, etc.
Le prologue de ces actes montre clairement que celui qui les a compilés vécut après le triomphe du christianisme. Mais il est difficile de ne pas admettre qu'il eut communication des documents officiels et originaux du procès, ou au moins qu'il en avait sous les yeux des copies fidèles, quand il écrivit ce récit décaillé de l'interrogatoire, qui, dans sa version la plus simple et la plus ancienne, a toute la précision des formes légales usitées dans un procès criminel.
plus anciens et celui reproduit par Bosio ; dans les premiers on ht : Caecilia respondit : Interrogatio tua stultum sumpsit initium; — dans le second: Sancta Caeciha dixit : Interrogatio tua stultum sumpsit exordium.
NOTE C (page 102).