‹ Rome souterraineChapitre 291 sur 338 · SAINT-CLEMENT DE ROME · texte numérisé non relu

SAINT-CLEMENT DE ROME

Sommaire. — Notions préliminaires. — I. La basilique supérieure. — Date de sa construction. — Erreur de beaucoup d'archéologues à ce sujet. — Conjecture de Panvinius. — Inscriptions du tombeau du cardinal Anastase, — de la chaire placée au fond de la basilique. — Fouilles faites par M. de Rossi en 1858, — continuées par le P. Mullooly. — Idée de leurs résultats. — II. La basilique inférieure. — Sa date. •— Texte de saint Jérôme. — Lame de bronze d'un esclave de Victor, acolyte de la basilique, dans la première moitié du iv* siècle. — Époque de l'ensevelissement de la basilique, — déterminée par l'histoire du xi* siècle, — et par la date des peintures. — Époque où elle fut comblée à l'intérieur. — III. Les chambres DU i^^ ou ii« siècle. — Leur description. — Firent-elles partie de la maison habitée par saint Clément sur le Celius? — Arguments qui militent en faveur de cette tradition. — Escalier mettant ces chambres en communication avec la basilique. — Statue du Bon Pasteur trouvée dans ces chambres. — IV. Le spelaeum de Mithra. — Sa description. — Créé au iii« siècle. — Autel. — Podia. — Imitation des usages chrétiens. — Origine de ce spelaeum, — construit par les païens, au iii« siècle, dans un lieu confisqué sur les chrétiens pendant une persécution, — restitué aux chrétiens après la paix de l'Église. — Substructions en tuf volcanique appartenant à la Rome royale ou républicaine.

Une étude , si brève qu'elle soit , de la Rome souterraine chrétienne ne serait pas complète si, après avoir décrit les antiques cimetières de la campagne romaine, elle n'indiquait les résultats des fouilles merveilleuses qui, dans ces dernières années, ont fait découvrir, au centre même de Rome, un monument souterrain dont quelques parties se rapportent peut-être aux origines tout à fait primitives du christianisme : nous voulons parler de la basilique de Saint-Clément et de ses dépendances. La note que l'on va lire ne contiendra pas une description des édifices accumulés , sur terre et

sous terre, dans un espace de quelques mètres, entre le Celius et l'Esquilin : il faudrait, pour cela, un livre entier, et nous disposons d'un petit nombre de pages. Nous nous bornerons à établir, aussi nettement que possible, l'ordre et la chronologie des monuments découverts à Saint-Clément, prenant pour guide une lumineuse étude publiée en 1870 par M. de Rossi*, et renvoyant aux ouvrages spéciaux du R. P. Mullooly ^ et de M, Roller ^ le lecteur désireux d'une description détaillée des particularités architecturales, des œuvres d'art et des peintures.

Page 1