I. Revue archéologique, février 1873, P
Quand elle eut été ainsi enterrée extérieurement, et qu'il fut devenu nécessaire de lui superposer un édifice nouveau, on s'occupa de combler intérieurement la vieille basilique. Celle-ci ne devint pas un accessoire du temple nouveau construit au-dessus d'elle, l'hypogée d'un monument supérieur, comme nous voyons, par exemple, harmonieusement superposées, les deux églises qui composent l'admirable monument élevé par la foi du xiii« siècle à la poétique mémoire de saint François d'Assise. Les lignes des deux basiliques de Saint-Clément ne correspondent pas entre elles, et il est certain que, quand on voulut construire celle qui occupe maintenant la surface du sol, on condamna la précédente à disparaître. On la combla, en la remplissant de matériaux et de décombres, de façon à asseoir sur un fondement solide les colonnes et le pavage de la basilique du XII* siècle. On construisit même, dans l'intérieur de la nef, de grossières murailles de maçonnerie, pour soutenir le poids de l'édifice supérieur. Et quand celui-ci commença à s'élever, l'édifice du iv^ siècle était devenu inaccessible, enterré à l'extérieur et à l'intérieur.