‹ Rome souterraineChapitre 53 sur 338 · Plin., Hist. nat.j VII · texte numérisé non relu

Plin., Hist. nat.j VII

3. Le pitture antiche del sepolcro de Nasoniij tav. II et page 9.

moins. Elle consiste en un carré de forme irrégulière : on dirait une carrière abandonnée. Les tombes n'y sont point taillées dans le mur; on y a seulement creusé des niches pour recevoir les sarcophages, qui étaient comme enterrés dans le roc vif ^. Nous pourrions citer d'autres exemples de semblables caveaux funéraires. Sous les Antonins, l'usage des sarcophages, qui n'avait jamais été entièrement abandonné, reprit faveur, et celui de l'incinération commença à diminuer : au v^ siècle, ce dernier avait tout à fait disparu. Les sépultures juives étaient presque toujours creusées sous terre ; elles consistaient, comme les tombes souterraines des Phéniciens et des Étrusques, en des chambres isolées, destinées à la sépulture d'une seule famille, et dans les parois desquelles étaient percés quelques loculi^ quelques arcosolia, et des niches pour un petit nombre de sarcophages. Rome et l'Italie méridionale nous offrent seules l'exemple de cimetières juifs ayant un caractère public, et renfermant les tombes d'individus appartenant à diverses familles. L'un des plus intéressants est celui découvert il y a quelques années en face de Saint-Sébastien, dans la vigne Randanini. Il se compose de deux parties, une partie d'origine païenne que les Juifs avaient appropriée à leurs usages, et une partie creusée par eux. Celle-ci ressemble tout à fait aux catacombes chrétiennes, sauf des dimensions moins vastes et la moins grande régularité des galeries. Les loculi sont fermés avec des pierres ou de la terre cuite. Une particularité les distingue : la rangée inférieure des loculi est creusée au-dessous du sol, et la pierre qui les recouvre est appuyée obliquement contre le mur, au lieu d'être posée à plat. Il n'y a pas de cubicula proprement dits, mais de place en place une ouverture donne entrée dans un petit caveau, creusé derrière la rangée ordinaire des loculi et où sont placées deux ou trois tombes. La plupart des inscriptions sont en langue grecque, mélangées d'expressions et de symboles juifs : le chandelier à sept branches, par exem-

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